La chef libérale et ancienne ministre de l’Économie affirme qu’elle n’était pas au courant des risques pour la santé lorsque le gouvernement Couillard a renouvelé la certification de la Fonderie Horne. Elle affirme qu’elle ne savait pas que l’entreprise pouvait rejeter de l’arsenic dans l’air significativement au-dessus de la norme à Rouyn-Noranda.
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“Ce que je peux vous dire, c’est que je n’ai pas eu de discussion qui dit qu’on va dépasser des normes qui vont avoir un impact sur la santé de la population. (…) Jamais. Et, je le souligne », a répété à de nombreuses reprises Dominique Anglad lors d’une presse animée dans une usine de Seneter, en Abitibi.
Du 28 janvier 2016 au 18 octobre 2018, le chef libéral a été ministre de l’Économie dans le gouvernement Couillard.
Cependant, dès 2004, un avis du gouvernement du Québec relatif aux activités de la fonderie soulignait que « compte tenu du caractère cancérigène de l’arsenic, le groupe de travail estime nécessaire d’adopter une approche préventive visant à réduire le plus possible les niveaux d’exposition de la population ». .
Le document, qui a maintenant près de 20 ans, montre que des interventions devront être menées pour atteindre la cible des 3 nanogrammes dans le quartier Notre-Dame, à Rouen-Noranda.
De plus, son département était couvert par un mandat de la société Glencore au registre des lobbyistes de 2015 à 2019. Cela a permis au propriétaire de la fonderie de faire des déclarations au ministère de l’économie pour assurer le maintien de la licence d’exploitation du cuivre. plante.
“Les sujets abordés concernent, entre autres, les normes (…) d’émissions d’arsenic dans l’Avis sur l’arsenic dans l’air ambiant à Rouen-Noranda”, souligne le document.
“Je ne savais pas que la norme était dépassée à ces niveaux”, a déclaré Mme Anglade lorsque des journalistes lui ont demandé en vain d’expliquer le processus qui a conduit à ce renouvellement.
Renouvellement
En août 2017, alors que Mme Anglade était membre du Conseil des ministres et responsable de l’économie, la société propriétaire Glencore a demandé le renouvellement du certificat. Ce dernier a été approuvé par le ministère de l’Environnement trois mois plus tard.
En vertu de ce renouvellement émis, la fonderie doit respecter une norme d’arsenic de 100 nanogrammes d’ici novembre 2021.
Or, la norme québécoise émise par la santé publique est de 3 nanogrammes.
L’équipe de Mme Anglade a affirmé que le “briefing” n’aurait eu lieu qu’au ministère de l’Environnement, dirigé à l’époque par sa candidate dans la circonscription de Verdun, Isabelle Melançon.
Un rapport de santé publique récemment publié pour 2019 a confirmé que les citoyens de Rouen courent un risque beaucoup plus élevé de contracter un cancer.
« Si cette information était disponible, comme pour la CAQ, je la rendrais transparente », a assuré Mme Anglade.
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