France

Gilets jaunes : L’Etat a ordonné d’indemniser la ville de Toulouse pour plus d’un million d’euros

Le tribunal administratif a ordonné à l’Etat d’indemniser les communes de Toulouse et Toulouse Métropole d’un montant de 559 794 euros et 648 960 euros, respectivement, en réparation du préjudice causé par les manifestations de gilets jaunes entre novembre 2018 et juin 2019.

Le tribunal administratif vient d’ordonner à l’Etat d’indemniser les communes de Toulouse et de Toulouse Métropole d’un montant de 559 794 euros et 648 960 euros, respectivement, en réparation du préjudice causé par les manifestations de gilets jaunes entre novembre 2018 et juin 2019.

La justice considère que l’État est civilement responsable des dommages résultant de crimes et délits commis avec force ou violence, par des attroupements ou attroupements armés ou non, contre les personnes ou contre les biens. »

La municipalité de Toulouse, dont le mobilier urbain a été fortement endommagé par des manifestations à répétition, a demandé à l’État de lui condamner à verser un montant total de 2 457 721,91 euros, et pour les mêmes raisons Toulouse Métropole a demandé à l’État de condamner l’État à payer un montant total de 1 622 714. , 08 euros.

Beaucoup de dégradation

Le tribunal a pris en compte la dégradation des parkings situés au centre de la ville, qui se trouvaient le long du parcours de la marche et sont devenus le support des messages de protestation exprimés par les manifestants. Il a également soutenu “les dégradations du mobilier urbain appartenant à la Métropole de Toulouse et aux voiries et trottoirs qu’elle entretient, ou encore les frais de nettoyage de nombreuses étiquettes et graffitis et de suppression d’affiches sauvages, qui ont été mobilisés chaque week-end entre le 17 novembre 2018”. et le mois de juin 2019 entraîne un dépassement des coûts qui résultent normalement de l’exercice de cette compétence par la Métropole de Toulouse’.

Or, le tribunal n’a pas retenu un tel lien pour le manque à gagner, qui est lié à la mise hors service des horodateurs de la commune, et dans ce cas notamment, les consommateurs ont dû chercher un appareil en état de marche à proximité. Le tribunal a également rejeté l’indemnisation des dommages causés aux caméras de vidéosurveillance, ainsi que l’indemnisation de l’annulation de la Fête de la Violette et la perte des redevances liées à la baisse de fréquentation du stationnement en centre-ville.