France

La disparition de Dolphin Jubilar : la thèse des combats brutaux apparaît après l’examen des lunettes de l’infirmière

L’expertise technique des lunettes de Delphine Jubillar révèle qu’elles ont été brisées “sous l’influence d’une force extérieure”, a pointé le Parisien ce mardi 26 avril.

Les lunettes de Dolphin Jubilar seront-elles la réponse à sa disparition ? Selon l’expertise technique versée au dossier le 7 avril et révélée le 26 avril par Le Parisien, l’examen des lunettes de l’infirmière, retrouvées disloquées, suggère l’influence d’une “force extérieure” responsable de leur détérioration.

Comme le rappelle le journal, à ce jour, deux d’entre eux ont été causés par la disparition du Dauphin Jubilar dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Canyac-le-Min en Occitanie. Le premier, celui de la protection, assure que le mystère de cette disparition sera bien une fuite volontaire ou un enlèvement par un criminel. Le parquet allègue que Cédric Jubilar, le mari, a tué sa femme lors d’une dispute parce qu’elle était sur le point de le quitter pour un autre homme.

Verres disloqués

Dès lors, cette nouvelle expertise viendra étayer la thèse du parquet, dont est accusé Cédric Jubilar et actuellement en prison pour “meurtre par mari”.

Des experts de la Direction générale de l’armement (Direction générale de l’armement du ministère des Armées) rappellent dans leur analyse que les lunettes ont été retrouvées foulées au domicile du couple. Une branche dans la cuisine, l’autre près du canapé. Une découverte qui, selon eux, ne peut être causée que par une dispute acharnée entre les deux époux.

Ce que confirment les déclarations de Luis, le fils de Jubilar, qui confirme qu’une dispute a éclaté le soir de sa disparition.

Rompu avant la dispute, selon Cédric

Cédric Jubillar, pour sa part, a déclaré que les verres “étaient cassés depuis un certain temps”, rapporte Le Parisien. “C’est une des branches qui n’est plus taillée (…) Ce sont des branches interchangeables”, a-t-il assuré. Que contredit l’expertise ?

“Des examens et des tests ont conclu que les dommages subis par la paire de lunettes Delphine Jubular étaient dus à des forces dynamiques (…) Les forces ont été appliquées de l’extérieur vers l’intérieur”, ont écrit les experts de la DGA.

Pour ce faire, des experts ont mené plusieurs tests, comparant notamment les mêmes modèles avec un nouveau framework. Ils estiment qu’une simple chute de 1m60 ne pourrait pas provoquer les dégâts constatés. “Seule l’application d’une charge au niveau du nez du cadre peut les reproduire”, précisent nos confrères. Ce dernier ne pourrait pas être utilisé dans le pays, concluent les experts.

D’autres preuves montrent également que les verres n’ont pas été endommagés avant la nuit de la mystérieuse disparition, il y a plus de deux ans.