France

La référence de l’Auror Berger à l’affaire Quatennens provoque des huées dans les rangs des Nupes à l’Assemblée

Publié le 10/04/2022 17:50 Mis à jour le 10/04/2022 18:46

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Lors de la première séance de questions gouvernementales de la nouvelle session parlementaire mardi, la députée Aurore Bergé a condamné les violences conjugales, nommant, dans une allusion à peine voilée, le député LFI Adrien Quatennens.

Aurore Berge, la patronne des députés de la Renaissance, a condamné mardi 4 octobre, dans une question au gouvernement “les hommes qui frappaient leurs femmes”. Evoquant des exemples de femmes victimes de violences de la part de leur partenaire et pour qui “tout a commencé par une gifle”, la députée d’Evelyn a annoncé : “Dès que vous recevez une gifle, allez porter plainte. Ne soyez pas peur.”

“Depuis plusieurs semaines on vante la vertu de ceux qui reconnaissent des actes de violences conjugales, on entend ceux qui parlent de leur affection pour un homme qui bat sa femme”, fustigeait-elle à l’époque. Cette allusion claire au député LFI Adrien Kuatenens, qui a reconnu avoir giflé sa femme et qui fait l’objet d’une plainte déposée par cette dernière, a provoqué une vive réaction parmi les bancs du Nupes.

Si les députés de la majorité ont applaudi, l’intervention d’Aurore Bergé a fait grogner les députés LFI, certains l’ont huée à tue-tête. L’écologiste Sandrine Russo a répondu par une pancarte féministe, un triangle formé avec ses mains. Pour tenter de tenir ce bronc, la présidente de l’Assemblée, Yael Brown-Pivet, a imposé un rappel à l’ordre avec une inscription au procès-verbal du député LFI Daniel Obono. Cette sanction la prive d’un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois.

Daniel Obono a expliqué en sortant de la tribune qu’il souhaitait “un milliard d’euros” dans le budget dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes, la revendication de plusieurs associations. Elle a dénoncé la “manipulation extrêmement indécente de Madame Berger” et le “cirque absolument pitoyable”. Les députés LFI ont de leur côté rappelé les faits reprochés au député de la Renaissance Damien Abad ou au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

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