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La secrétaire d’État Chrysula Zaharopoulou enquêtée après deux plaintes pour viol – Libération

Le gouvernement d’Elizabeth Bornedosie Les faits se passeraient en 2016 dans la profession d’un membre du gouvernement, gynécologue à la ville. Il s’agira d’intrusions opérées lors d’examens médicaux sans le consentement des patients.

Une enquête a été ouverte sur deux plaintes pour viol contre la secrétaire d’Etat Chrysula Zaharopoulou, chargée du développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux. Dans la profession de gynécologue, elle est accusée de faits qui se seraient produits dans sa profession en 2016 contre une femme âgée, a indiqué ce mercredi une source proche du dossier de Marianne. Il s’agirait d’une intrusion opérée lors d’examens médicaux sans le consentement des patients, mais inscrite dans la loi dite Kushner du 4 mars 2002.

La première plainte a été déposée le 25 mai, et deux jours plus tard une enquête a été ouverte par le parquet de Paris sur « déterminer si les faits sont susceptibles d’entrer dans le champ de la qualification pénale ». Elle est confiée à la Brigade pour la répression des crimes contre les personnes (BRDP). La deuxième plainte a été déposée le 16 juin.

Une troisième femme, Jade (rebaptisée), aujourd’hui âgée de 26 ans, habitant la région parisienne, a indiqué mercredi à l’AFP avoir consulté Chrysula Zaharopoulou à propos de problèmes d’endométriose, dont la gynécologue franco-grecque de 46 ans. . La rencontre, tenue avec la spécialiste en raison de sa réputation et précisément parce qu’elle est une femme, a eu lieu fin 2016 en présence d’un médecin stagiaire.

Selon Jade, la gynécologue “forcer votre stagiaire à m’examiner”. Lorsque les jambes du patient étaient dans les étriers, le professionnel de la santé “Je sentais que je n’étais pas du tout à l’aise, il n’était pas à l’aise non plus, mon corps était fermé, bloqué, il le sentait”elle a décrit. “C’était alors son tour. Elle m’a dit, en utilisant des termes familiers : « Il va falloir ouvrir. Moi, je ne suis pas lui. Elle a essayé, essayé, elle n’a pas du tout aimé, et j’étais très nerveuse, tendue et bloquée.dit-elle.

La jeune femme a dit ne pas se souvenir si le gynécologue avait obtenu son consentement avant de l’examiner, comme le font de plus en plus de praticiens aujourd’hui. Jade, qui dit avoir vécu cet événement”au moins comme des violences sexuelles”, n’a pas porté plainte à ce stade. “Je pensais que personne ne me croirait, mais aujourd’hui, c’est différent.”dit-elle, ajoutant qu’elle l’avait fait “hésite” pour le faire.

Sonia Bish, fondatrice de StopVOGfr, a déclaré à l’AFP que son équipe contre les violences obstétricales et gynécologiques est “J’ai reçu trois recommandations” le concernant, datant de 2013, 2016 et 2020, provoquant « Violences gynécologiques […] de trois autres patients qui ne se sont pas plaints.

Née à Sparte, Chrysoula Zacharopoulou a étudié en Italie avant d’exercer en France, à l’hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne), puis aux Hôpitaux de Paris (AP-HP), notamment à Tenon. au service du Pr Émile Daraï, mis en examen pour viol. Interrogée par l’AFP, l’AP-HP a indiqué qu’il y avait “Je n’ai jamais entendu parler d’une plainte ou d’un signalement concernant le Dr Chrysoula Zacharopoulou”.

Le CHU a mis en place une commission d’enquête fin septembre 2021 après les accusations portées contre le professeur Emil Darai»un célèbre gynécologue parisien, objet de plusieurs plaintes, et un « Une attention particulière est portée au signalement et au traitement des réclamations des patients »dit l’AP-HP. L’enjeu pour la justice sera de voir si ces actes médicaux peuvent obtenir des qualifications pénales sans consentement. Dans l’affaire Émile Daraï, une information judiciaire a été ouverte pour violences par une personne chargée d’une mission de service public.

fabrication “répondre pleinement aux plaintes des femmes”Joëlle Beaisch Allart, présidente du Collège national des gynécologues-obstétriciens français, a déclaré à l’AFP qu’elle était “Très préoccupé par l’utilisation actuelle du mot viol pour qualifier des examens médicaux, notamment gynécologiques, sans la moindre intention sexuelle”.

Chrysoula Zacharopoulou – élue en 2019 sur la liste de la Renaissance au Parlement européen, où elle était notamment à la commission des droits des femmes – est une médecin qui s’est longtemps occupée de la question de l’endométriose. L’année dernière, elle a présenté un rapport sur le sujet au gouvernement français. Le spécialiste a rejoint le gouvernement fin mai en tant que secrétaire d’État au Développement, à la Francophonie et aux Partenariats internationaux auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour l’heure, elle a évoqué mercredi sur Twitter un déplacement à Bruxelles, sans réagir à ces révélations et n’a pas répondu à l’AFP.

Plusieurs ministres ont été inculpés d’agressions sexuelles, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, initialement rejetée, puis rouverte et poursuivie début 2022. Plus récemment, le ministre des Solidarités Damien Abad a été inculpé de viol. Le parquet de Paris a indiqué qu’il n’ouvrait pas d’enquête préliminaire “comme c’est actuellement le cas”.

Mise à jour : à 21h03, avec le témoignage de Jade, Déclarations de Sonia Bish, fondatrice de StopVOGfr et de l’AP-HP.