France

Le pape et la 7e vague : la santé publique en alerte

La visite du pape François pose un «risque calculé» qui devrait inciter les participants à faire preuve de prudence alors que la propagation de la COVID-19 augmente au Québec, selon la Santé publique.

• À lire aussi : Affecté par la COVID-19, le maire de Québec manquera la visite de Pope

• À lire aussi : Entre effervescence et émotion à Sainte-Anne-de-Beaupré

• Lisez aussi : Excuses aux Autochtones « pour le mal fait »

Le saint-père attirera des milliers de personnes à Québec et à Sainte-Anne-de-Beaupré mercredi et jeudi.

“Nous savons que les participants qui seront présents auront un profil légèrement différent [comparativement au Festival d’été]. Ce sera intergénérationnel », précise l’adjoint médical au directeur de santé publique de la Capitale-Nationale, le Dr Jacques Girard.

“Ces personnes sont plus fragiles que d’autres dans notre société”, dit-il.

Selon lui, la visite papale est un événement « majeur » et les personnes pour qui elle est « importante » ne doivent pas s’abstenir d’y participer, tant que leur condition physique le permet.

Cependant, ils devraient évaluer le risque pour eux et prendre les précautions nécessaires, dit-il.

Et bien sûr, toute personne atteinte ou à risque de COVID-19 est priée de rester à la maison.

Masque et distance

Par ailleurs, la Direction régionale de la santé publique encourage “fortement” le port du masque, notamment par les personnes à risque, âgées de 60 ans et plus, atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées.

De plus, la distanciation lorsque cela est possible, l’étiquette respiratoire et d’autres mesures de base continuent d’être recommandées.

Des masques chirurgicaux et des solutions désinfectantes seront également distribués aux points d’embarquement des navettes pour les personnes se rendant à la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré jeudi.

Aux plaines d’Abraham, le personnel d’Ambulance St-Jean pourra également fournir des masques sur demande.

Même à l’extérieur, les foules denses peuvent être d’importants vecteurs de contagion, souligne le Dr Girard.

“On est dans un contexte qui est encore un rassemblement, ce que nous pensons être un risque calculé, si vous voulez”, résume-t-il.

“Il n’y a aucune obligation sur les mesures sanitaires, si ce n’est qu’en fin de compte, nous faisons tous notre part”, note-t-il.

Monter

La visite du pape intervient à un moment où la transmission de la COVID-19 est en hausse dans la Capitale-Nationale, avec une augmentation hebdomadaire de 13 % des cas la semaine dernière.

Le taux de tests positifs reste également élevé à 16%, tout comme les hospitalisations à 225.

En bref, “COVID est toujours avec nous. La pandémie n’est pas terminée. Nous voulons aussi éviter de banaliser cette situation », explique le Dr Jacques Girard.