France

Législatives : Jean-Luc Mélenchon fixe ses conditions pour le reste de la gauche

Publié le 25 avril 2022 à 16h31 Mis à jour le 25 avril 2022 à 17h31

C’est Jean-Luc Mélenchon qui mène le jeu et il le rend célèbre. Troisième homme de la présidentielle avec près de 22 % des suffrages, le chef de file de La France insoumise a appelé l’union des différents partis de gauche à participer aux élections législatives de juin. Mais les conditions difficiles qu’il impose peuvent refroidir certains partenaires potentiels, notamment les socialistes.

En appelant les Français à “élire un Premier ministre” lors du scrutin prévu les 12 et 19 juin, Jean-Luc Mélenchon devra obtenir la majorité à l’Assemblée nationale. C’est dans ce sens que La France insoumise a entamé la semaine dernière des discussions avec des écologistes, des communistes et même le Nouveau parti anticapitaliste de Philip Putu.

La balle est “dans le camp” du PS

En revanche, les Insoumis ont retardé les discussions avec le Parti socialiste, leur première réunion étant prévue mercredi. Certes, le Conseil national du PS a adopté mardi dernier une résolution, ouvrant la porte à des discussions avec toutes les forces de gauche, dont La France insoumise, mais l’initiative est tourmentée en interne.

Le sénateur socialiste Rashid Temal a critiqué la “subordination au programme LFI”, tandis que l’ancien numéro un du parti Jean-Christophe Cambadélis a condamné “l’offre de rachat à gauche” de Jean-Luc Mélenchon : “Ce n’est pas une coalition, mais une capitulation”, a-t-il déploré. il.

La France insoumise estime que le PS est “dans le camp”: “Les socialistes, pour l’instant, ont dit qu’il n’y avait pas d’exclusivité de notre part, mais qu’ils devaient apporter un certain nombre de précisions programmatiques”, a expliqué franceinfo. Lundi.Manuel Bompar, ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

“Nous avons proposé que le programme de Jean-Luc Mélenchon serve de point de départ aux discussions qui doivent avoir lieu” avec tous les partenaires, souligne “des points essentiels”, notamment la retraite des 60 ans, le gel des prix, la VIe République ou l’environnement. Planification.

En revanche, il s’est dit ouvert à des discussions sur d’autres sujets, comme l’énergie nucléaire, qui est aussi l’un des principaux points de désaccord entre insums et communistes. Les questions européennes sont un autre point sensible pour le PS.

Ancrage local

Dès lors, les négociations s’annoncent compliquées. Par ailleurs, en dehors de l’accord-programme, les différents partis devront s’entendre sur les nominations, l’objectif étant que chacun d’eux puisse constituer un groupe à l’Assemblée nationale et bénéficier du financement public des partis. , dont le montant est calculé en fonction des résultats de chacune des élections législatives et constitue la principale source de revenus pour de nombreuses formations. Ainsi, les communistes ont rejeté la semaine dernière la première offre d’Insoumis, qualifiée d'”inacceptable”.

Car si tout le monde reconnaît un certain leadership à Jean-Luc Melanchon après son résultat historique à la présidentielle, communistes, socialistes et écologistes peuvent bénéficier d’un solide soutien local, qui manque cruellement à La France insoumise. Des données qui, espèrent-ils, seront sérieusement prises en compte lors de la conclusion d’un accord.