France

Parité, équilibre politique, “affaire” Abad… Macron et Bourne face au casse-tête de la délocalisation

La première ministre Elisabeth Borne assiste avec le président Emmanuel Macron au 82e anniversaire de l’appel du 18 juin au Mont-Valérien, à Surens (Aus de Seine), le 18 juin 2022. GONZALO FUENTES / AFP

Le changement est (encore) maintenant. Moins d’un mois et demi après l’annonce du premier gouvernement, l’équipe formée le 20 mai doit désormais être reconfigurée.

Bien qu’à l’époque Emmanuel Macron ait tardé à officialiser la nomination de sa première ministre, Elisabeth Borne, et à dévoiler la liste des vingt-trois ministres et quatre secrétaires d’Etat, le président de la république doit revoir le casting. Un sujet qui était au cœur des entretiens entre les deux chefs de l’exécutif vendredi 1er juillet, alors Mme Bourne a rendu compte de ses entretiens avec les chefs de l’opposition ces derniers jours et a présenté au dirigeant du pays des propositions pour “la composition d’un nouveau gouvernement d’action ». Quitte à donner l’impression d’être embourbé dans les dossiers RH alors que les dossiers chauds (inflation, Covid-19, hôpitaux) se multiplient ?

“Il est urgent d’agir”, a reconnu le locataire de l’Elysée le 30 juin en marge du sommet de l’Otan à Madrid. “Il est normal que l’action soit cohérente avec le choix de nos compatriotes et se fasse dans l’ordre”, a-t-il poursuivi. A découvrir : l’exécutif doit tenir compte de la déception enregistrée par les législatives et des nouveaux équilibres à l’Assemblée nationale, où le Premier ministre, sous pression, doit faire sa déclaration de politique générale le mercredi 6 juillet.

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Avant ce discours très attendu, le remaniement devrait avoir lieu “en plein accord” lundi ou mardi, selon la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire. Il vise d’abord à remplacer les trois ministres qui ont tiré leur révérence aux législatives : Amélie de Montchalin pour la transition écologique et la cohésion territoriale, Brigitte Bourguignon pour la santé et Justine Bénin, secrétaire d’État à la mer. Toutes doivent quitter leurs fonctions, conformément à une règle, qu’un membre du gouvernement défait aux élections législatives ne peut rester en fonction. Ils sont rejoints par la ministre des Affaires étrangères Yael Braun-Pivet, qui a été élue mardi présidente de l’Assemblée nationale.

La parité, “grand sujet”

Outre ces changements “obligatoires”, une dizaine de vice-ministres et secrétaires d’Etat doivent être nommés pour pourvoir les portefeuilles non pourvus lors de la première vague. Cela vaut notamment pour le logement, les transports, la biodiversité ou les espaces ruraux… Avec des renforts attendus notamment à Bercy pour le numérique, la souveraineté industrielle ou le tourisme. Ainsi, de vingt-sept membres, le gouvernement passera à un effectif beaucoup plus important. Casse-tête : comment maintenir la parité quand quatre ministres sortants sont des femmes ? Un défi considéré par la majorité comme un “sujet majeur de management”. Car dans les noms qui circulent pour prendre leur place, on retrouve essentiellement… des hommes.

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