Alors qu’Ottawa peaufine son projet de loi pour préserver la place de la langue française au Canada, un professeur suggère au gouvernement d’inclure dans le texte la reconnaissance du “rôle central” du Québec à cette fin.
Le projet de loi C-13 de la ministre Janet Petitpass-Taylor vise notamment à reconnaître que le français est la langue officielle du Québec, pour la première fois dans l’histoire du pays.
Si l’objectif de C-13 est louable aux yeux de Mario Polez, professeur honoraire à l’Institut national de la recherche (INRS), le gouvernement pourrait aller plus loin en apportant quelques changements importants, dont la reconnaissance du « rôle central » du Québec dans préserver la langue française.
« Si nous réussissons, comme nous devrions l’espérer, à empêcher le déclin de la langue française sous le seuil de l’insolvabilité politique, ce sera grâce à la force continue du français au Québec. C’est la première condition pour assurer la survie du bilinguisme, sans laquelle la seconde – le maintien de communautés francophones viables hors Québec – deviendra impossible », a déclaré M. Polèse dans un document rendu public mercredi par le Centre d’excellence de la Fédération. .
Dans le même ordre d’idées, M. Polèse espère que le gouvernement pourra reconnaître le rôle “spécial” joué par l’Acadie dans la préservation de la langue française au Canada.
“Il y a plusieurs voies possibles, à commencer par la définition d’un ‘espace prioritaire francophone’, défini en collaboration avec les gouvernements provinciaux et les communautés akkadiennes”, a-t-il dit.
Le concept de « régions à forte proportion de francophones », tel qu’il est contenu dans le projet de loi, doit également être amélioré pour inclure une disposition obligeant les communautés où plus de la moitié de la population est francophone à avoir le français comme langue commune. travailler.
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