France

Rose, victime d’une piqûre de boîte de nuit, a témoigné

Le 17 avril, Rose (nom supposé) a fêté ses 33 ans dans une boîte de nuit à Rennes. Vers 4 heures du matin, alors qu’elle dansait avec ses amis, la jeune femme a commencé à ressentir de vives douleurs aux jambes et aux fesses. “Très vite j’ai ressenti une très forte envie de dormir, je n’avais jamais ressenti ça. “Ce n’est que le lendemain matin que la jeune femme s’est rendu compte qu’elle avait un gros hématome au mollet gauche, avec un point rouge au centre.

“Je n’ai rien ressenti, mon meilleur ami n’a rien ressenti non plus. Je portais ces jeans assez épais et ils m’ont poignardé le mollet gauche, donc c’est difficile pour moi de comprendre comment cela a pu être fait. La jeune femme fait des analyses de sang, notamment sérologie VIH, hépatite B, hépatite.

“C’est hyper stressant.”

S’ils s’avèrent tous négatifs, Rose devra les refaire dans trois mois pour s’assurer que l’injection ne l’a pas infectée. “C’est hyper stressant. Ça peut être une petite piqûre, une petite seringue, le traumatisme est bien là. Il est présent et sera présent pendant des jours et des jours jusqu’à ce que nous ayons les résultats de nos analyses de sang. »

Depuis début avril, une soixantaine d’incidents de ce type ont été signalés dans des boîtes de nuit, notamment à Grenoble, Nantes, Lille, Béziers, Cannes, Toulouse et Rennes, mais aussi au Printemps de Bourges. Aucune des analyses toxicologiques effectuées jusqu’à présent n’a révélé la présence de médicaments. Aucune seringue n’a été retrouvée et aucun suspect n’a été identifié par les caméras de surveillance. Quinze plaintes, dont celle de Rose, ont été déposées dans la seule ville de Rennes.