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Toulouse : l’expulsion en Algérie de Fetah Malki, l’homme qui a armé Merah, retardée par le Covid-19

le principal Fettach Malki, l’Algérien qui avait armé Merah avant de commettre une série d’assassinats en mars 2012 à Toulouse et Montauban, devait être expulsé vers l’Algérie dans les plus brefs délais. La procédure a été retardée car il souffrait du Covid-19.

L’accord a été récemment négocié au plus haut niveau de l’Etat entre l’Algérie et Paris. Le ministère des Affaires étrangères, dirigé par Jean-Yves Le Drian, a trouvé un compromis avec le gouvernement algérien pour qu’il accepte d’accueillir Fettach Malki sur son territoire. L’homme d’origine algérienne a été condamné en appel en 2019 par un tribunal d’exception de Paris à dix ans de prison pour avoir fourni des armes à Mohamed Merah. Le tueur l’a utilisé lors des attentats terroristes de Toulouse et Montauban en mars 2012, qui ont fait sept morts, dont trois enfants.

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Ce citoyen algérien s’est présenté comme requis de le faire à la préfecture de police de Toulouse afin de signer son contrôle judiciaire. Il a été arrêté par la police et transféré au centre de détention de Cornebarie avant son éventuel voyage en Algérie, mais il s’avère que l’homme de 39 ans souffre actuellement du Covid-19. Les normes sanitaires internationales actuelles rendent impossible son expulsion hors de nos frontières.

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Lors du procès en appel, défendu par Mes Frank, Martin, Me Ethelin et Me Marcial, Fettach Malki a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, mais la qualification de terroriste n’a pas été retenue par le tribunal, contrairement à la première décision. Les magistrats pensent qu’il n’est pas au courant des plans catastrophiques du tueur d’enfants juifs Or Torah (anciennement Ozar Hathor). Le caractère pénal de la peine n’a pas empêché le ministère de l’Intérieur d’ordonner son expulsion, initialement refusée par l’Algérie.

Depuis la fin de sa peine, selon des décisions administratives et judiciaires, ses avocats se battent pour que l’homme, qui n’a jamais vécu en Algérie, reste en France.