Un convoi de l’ONU est attendu à Marioupol, malgré le contexte incertain
Un nouveau convoi de l’ONU devrait évacuer vendredi les derniers civils accrochés à l’aciérie d’Azovstal à Marioupol, dernière poche de la résistance ukrainienne dans le port stratégique du Donbass, mais rien n’assure un cessez-le-feu dans les combats.
Malgré l’incertitude sur le cessez-le-feu dans les combats de Marioupol, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, a déclaré jeudi qu’un nouveau convoi se dirigeait vers la ville martyre, devenue l’un des symboles de l’invasion russe pour mener une opération pour évacuer les civils bloqués à l’usine d’Azovstal.
“Alors que nous parlons, le convoi doit arriver à Azovstal demain matin, dans l’espoir de sortir le reste des civils de cet enfer sombre qui a vécu pendant tant de semaines et de mois et de les ramener en sécurité”, a déclaré M. Griffiths. .à Varsovie. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé son implication.
Des centaines de civils avaient déjà réussi à quitter le complexe le week-end dernier lors d’une évacuation organisée par l’ONU et le CICR.
Les informations sur la situation de la production d’acier de Marioupol, où civils et combattants vivent enterrés dans d’immenses galeries souterraines, restent controversées. Le président ukrainien Vladimir Zelensky a assuré jeudi soir dans une vidéo quotidienne que les forces russes continuent de bombarder l’aciérie malgré la promesse de la Russie d’une trêve de trois jours qui a débuté jeudi matin.
Les bombardements russes continuent de faire rage, “alors que des civils doivent encore être évacués, des femmes, des enfants”, a-t-il dit. « Imaginez cet enfer ! et il y a des enfants ! “Plus de deux mois de bombardements continus, la mort est constamment proche”, a-t-il ajouté.
Le président russe Vladimir Poutine a de son côté confirmé jeudi soir que “l’armée russe a toujours été prête à assurer l’évacuation des civils” d’Azovstal, qui pourraient encore être 200, piégés avec des combattants ukrainiens dans le complexe.
Pendant ce temps, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que l’armée russe respectait le cessez-le-feu autour de l’usine et que les couloirs humanitaires autour d’Azovstal “fonctionnaient”.
Ce que les combattants ukrainiens sur place ont démenti. Le commandant adjoint du régiment Azov, qui défend ces installations, Sviatoslav Palamar, a assuré dans une vidéo que des “batailles sanglantes” se déroulaient sur le site et que les Russes “n’ont pas tenu leur promesse” de trêve.
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