France

Une semaine de tractations difficile à gauche en vue des législatives, Christian Jacob exclut la “double appartenance”… Actualité politique du jour

Le Monde conserve le synopsis de l’élection présidentielle de 2022 : une mise à jour quotidienne est publiée chaque soir à 19 heures, mettant en lumière les événements politiques de la journée écoulée et évoquant les nominations à venir.

Nouvelles du jour. Une semaine de négociations difficile entre LFI, EELV, PCF et PS en vue des législatives

Les négociations à gauche sur un accord aux législatives semblent avancer, elles sont désormais dans l’impasse entre La France insoumise (LFI), Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti communiste (PCF) et ne risquent pas d’être simplifiées par entrer dans le parti de la danse socialiste (PS).

“C’est un peu compliqué”, lâche Manuel Bompard avec une grimace. Pourtant, le chef des négociateurs LFI s’est montré optimiste, jeudi 21 avril. Mais les deux principaux pourparlers bilatéraux de LFI avec leurs anciens rivaux connaissent des turbulences.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Après la réélection d’Emmanuel Macron, le camp présidentiel craint le “troisième tour” promis par Jean-Luc Melenchon

D’abord avec EELV. Il y a eu des discussions sur le programme tout au long du week-end. Et si la convergence est réelle sur de nombreux sujets – “les services publics, les salaires, le climat, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’enseignement supérieur”, selon le secrétaire général d’EELV Julien Bayou – le sujet de l’Europe est épineux.

Par ailleurs, l’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jado a appelé mardi matin à une “coalition très ouverte” pour “envoyer le plus de députés possible à l’Assemblée nationale”, mais il a refusé l’alliance “derrière Jean-Luc Mélenchon”. “Si à un moment donné cette coalition ne respecte pas la diversité et l’identité de ses partenaires, ce sera sans moi”, a-t-il averti sur France Inter, qui a recueilli 4,63% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle, contre 21,95% auparavant. pour -l Mélenchon. La relation avec les communistes se refroidit également. Fabien Russell souhaite que les socialistes soient inclus dans l’accord.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Présidentielle 2022 : les conséquences ouvrent une semaine cruciale pour les socialistes et les écologistes

La discussion pourra s’engager mercredi 27 avril avec les socialistes, mais s’annonce difficile. La retraite à 60 ans ne convainc pas financièrement les dirigeants du PS qui veulent rester ouverts sur ce dossier important pour la LFI. Par ailleurs, l’ancien ministre Stefan Le Fol craint un accord avec LFI qui conduirait à “l’effacement” du parti de Jores. A gauche, la semaine de trading est loin d’être terminée.

L’image. Marin Le Pen sera bientôt de retour à Hénin-Beaumont

Steve Brioa, Marine Le Pen et Bruno Bilde, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dimanche 24 avril 2022 Cyril Beaton / DIVERGENCE POUR LE MONDE

Le vainqueur du second tour de l’élection présidentielle sera bientôt député. Marin Le Pen se battra pour préserver le 11e arrondissement du Pas de Calais. Les six députés sortants du Rassemblement national (RN) doivent eux aussi y faire face à nouveau.

Alors que le parti d’extrême droite tenait lundi deux réunions – le bureau exécutif (gouvernement) et le bureau national (gouvernement élargi) – pour préparer les élections législatives des 12 et 19 juin, il a réuni mardi sa commission d’investissement pour sélectionner ses candidats.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés aux Législatives 2022 : le Rassemblement national veut « dégonfler la tête » de Zemmour

Le RN doit désigner autant de candidats que de circonscriptions d’ici la fin de la semaine, soit. 577. Aucune alliance avec d’autres partis n’est envisagée, sauf cas très particuliers de candidats potentiels issus du camp de son rival Eric Zemor, comme le leader de la Génération Z, Stanislas Rigo.

“Il doit [Eric Zemmour] accepte que Marin Le Pen soit le chef de file de l’opposition », a déclaré lundi à la presse Jean-Philippe Tangi, ancien directeur adjoint de campagne de Le Pen, devant le siège du RN. Il faut dire que Mme Le Pen imputait encore au coup sa défaite le 24 avril au soir, lorsque M. Zemmour l’appelait à « oublier [leurs] querelles et [à] unir [leurs] forces », le capturant sèchement : « C’est la huitième fois que la défaite frappe le nom de Le Pen. « Proposition de mariage tout en finesse », a plaisanté le président par intérim du RN Jordan Bardella.

La phrase. “Il n’y a pas de double appartenance, il n’y en aura jamais”, assure Christian Jacob

Unanimité moins deux. Fragilisés par leur cuisante défaite à la présidentielle, Les Républicains (LR) ont réaffirmé mardi leur “indépendance” face à Emmanuel Macron, auquel certains élus pourraient être tentés de se rallier. “Il n’y a pas de double appartenance, il n’y en aura jamais” et “on ne peut pas être Les Républicains et la majorité présidentielle”, a déclaré mardi le président du parti LR Christian Jacob à l’issue du conseil stratégique.

Au cours de cette rencontre, une proposition de confirmation a été adoptée : “Notre famille politique a sa propre voix (…) [celle d’une] droit indépendant et populaire, qui doit exister par lui-même. “Nous rejetons la logique du parti uni à la disposition du président de la République”, ajoute le texte, adopté à l’unanimité moins deux abstentions, celles du président du groupe LR à l’Assemblée, Damien Abad, et du maire de La Garenne-Colomb (Au-de-Seine). ), Philippe Jouvin.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Les députés LR insistent pour cacher la poussière sous le tapis

“Je pense que les partis du gouvernement doivent travailler ensemble”, a confirmé M. Juvin à son arrivée au siège de LR. De son côté, M. Abad n’a pas pris la parole. Mais le patron de LR a prévenu : “L’engagement qui sera signé par tous nos candidats, c’est de siéger dans un groupe totalement indépendant. »

Le parti, qui n’a recueilli que 4,78% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle, a réitéré sa position “ni interchangeable dans le macronisme ni dans le lepénisme” adoptée à l’issue du premier tour.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés de Législation 2022 : les députés de droite font tout pour personnaliser la campagne

Les archives. En 2017, Manuel Valls fait une offre de service inattendue à La République en marche

Archive de “Le Monde” du 10 mai 2017

Dans la soirée du dimanche 24 avril 2022, Manuel Valls était invité sur le carré VIP du Champ-de-Mars à Paris pour écouter et applaudir le court discours de victoire d’Emmanuel Macron. On ne s’y attendait pas au premier rang. L’ancien Premier ministre socialiste aurait fait son chemin pour tendre la main au Premier ministre Jean Castex, au Haut-commissaire au Plan François Bayrou et au Gardien des sceaux Eric Dupont-Moretti.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron Parti envoyé au Champ-de-Mars

Il y a cinq ans, dans un article intitulé “Manuel Valls veut s’inviter à la table de La République en marche [LRM] “Notre journaliste Bastien Bonefus a affirmé l’intention de l’ancien locataire de Matignon d’être le candidat de la “majorité présidentielle” dans l’Eury aux législatives des 11 et 18 juin 2017.” Je ne suis pas en embuscade, je veux du succès pour Emmanuel Macron », a-t-il assuré à RTL. Si l’ancien Premier ministre avait déjà appelé à voter pour Emmanuel Macron avant le premier tour de l’élection présidentielle, alors il l’a voulu. »[s’]inclus dans La République en marche », le mouvement du nouveau président de la république.

“A ce stade, la proposition de services de Manuel Valls est loin d’être bien accueillie par l’équipe du nouveau chef de l’Etat”, lit-on dans Le Monde du 10 mai 2017. En réponse à Europe 1 quelques minutes plus tard, la proposition, Benjamin Grivo , alors porte-parole de la mouvance macroniste, a précisé que l’ancien Premier ministre “n’était pas investi par la Commission nationale de l’investissement”. « Si vous ne postulez pas, vous ne pouvez pas être investi par En Marche ! Il lui reste vingt-quatre heures, la procédure est la même pour tout le monde », a-t-il ajouté un peu condescendant.

Enfin, un candidat sans étiquette – ni celle du PS ni celle de LRM – Manuel Valls a réussi à se faire élire de justesse dans la première circonscription de l’Essonne… Avant de quitter le PS et d’intégrer la majorité présidentielle le 27 juin 2017. ” “Je peux toujours servir mon pays d’une manière ou d’une autre, c’est la meilleure chose en ces temps passionnants et difficiles.”

Au programme du mercredi 27 avril

Derrière des portes closes. Tôt le matin, les représentants de La France insoumise (LFI) et du Parti …