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VIDÉO. Affaire PPDA : “Il s’en est pris aux filles…” Le portrait glaçant du journaliste, réalisé par “Supplément à l’enquête”

Incontournable Le documentaire “PPDA : La chute des intouchables” a été projeté ce jeudi 28 avril dans l’émission “Complément d’Enquête” de France 2. Plusieurs témoignages inédits captivent l’ancien présentateur et dressent un portrait glaçant.

Construire des témoignages qui dressent un portrait glaçant. France 2 a diffusé ce jeudi 28 avril, dans l’émission Complément d’Enquête, le documentaire PPDA : La Chute des Intouchables. Deux femmes ont accusé le journaliste d’agressions sexuelles et ont témoigné sur une liste de 17 plaintes déposées contre Patrick Poir d’Arvor pour viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel.

Le documentaire apporte également de nouvelles preuves de l’affaire, comme celle de Frédéric Lantieri, ancien animateur de “Faire venir l’accusé” (France 2), qui dit avoir rejeté les avances de l’ancienne star de 20h00, alors qu’elle était stagiaire en public. télévision en 1980

Vengeance

La journaliste raconte comment le PPDA “l’a prise sous son aile”, lui disant qu’elle ressemble à “telle actrice”. Puis ce sont des courriers, “un ou deux”, puis des “coups de fil”… “Des avances un peu plus avancées”, ce que Frédéric Lantieri refuse.

Quelques mois plus tard, alors en stage au Quotidien de Paris, la journaliste racontait comment elle avait subi la “revanche” du PPDA lors d’une grande émission politique à laquelle assistaient des ministres et “toute la crème du journalisme de l’époque”.

« Qu’est-ce qu’elle fout là, celle-là ? Vous l’avez prise ? On ne voulait pas d’elle ! » Le PPDA contre Frédérique Lantieri a commencé. “Tout le monde me regarde, dans ma mémoire. Je ne sais pas quoi dire”, a-t-elle confié, soulignant qu’il allait “l’humilier”, qu’il “avait refusé son offre”.

“Je n’ai jamais envoyé une fille en stage à TF1”

Catherine Lambreth, ancienne directrice de l’Institut de journalisme pratique (IPJ), a également témoigné avant l’enquête. Elle dit avoir été prévenue par des journalistes d’Antenne 2 ou de TF1 qui sont intervenus dans son école : où peut se trouver PPDA. ”

La directrice de l’IPJ dit qu’elle a décidé d’envoyer uniquement des stagiaires masculins à la salle de rédaction où travaillait PPDA. “Je n’ai jamais envoyé une fille en stage à TF1 depuis dix ans”, car Patrick Poiré d’Arvor avait la réputation d'”agresser les filles”, a-t-elle déclaré. Si l’accusation est choquante, Catherine Lambreth insiste : “Tous les journalistes de la rédaction l’ont dit.”

Les propos de Christine Orent, une ancienne collègue de l’animateur, décrivent le narcissisme du PPDA. Un trait caractéristique de sa personnalité, prouvé, selon elle, avec un objet présent dans son bureau, “son propre buste en plâtre”, sur lequel “il noua un foulard”. Le narcissisme, alimenté par sa position de star du petit écran : “J’imagine que ce genre d’ivresse lui a fait perdre un certain nombre de repères”, estime l’ancien présentateur du JT.

“Patrick a toujours été très libre.” Ce jeudi à #Complementdenquete, Michelle Kota, ancienne directrice de l’information de TF1, et Christine Orent, ancienne présentatrice du JT de 20h, reviennent à l’ère PPDA. \u2935\ufe0f

\ud83d\udd34 PPDA : La chute des intouchables\ud83d\udcfa jeudi à 23h @france2tv pic.twitter.com/9Qa2vtncjJ

– Complément d’enquête (@Cdenquete) 27 avril 2022