France

14 plaintes pour piqûre, un homme inculpé

Quatorze personnes ont porté plainte après l’enregistrement à Toulon, jeudi soir et vendredi soir, de l’émission “Chanson de l’année”, présentée par Nikos Aliagas et diffusée samedi soir sur TF1, informe Nice-Matin.

Ces personnes affirment avoir été victimes de morsures suspectes lors d’un concert à Murion Beach, qui a attiré 15 000 spectateurs. L’un d’eux a même été hospitalisé. C’est un agent de sécurité qui travaille sur la salle de concert. Le nombre de plaintes risque d’augmenter, puisqu’une vingtaine de personnes ont effectivement été piquées. “Plusieurs plaintes ont déjà été déposées et d’autres n’ont pas encore été formalisées”, a précisé le procureur de Toulon.

Le suspect conteste les faits

Deux personnes ont été arrêtées et détenues dans l’affaire. Pourtant, le procureur de Toulon a précisé dimanche qu’une des personnes avait été libérée sans inculpation.

L’autre, 20 ans, qui habite Toulon, a été inculpé dimanche en fin d’après-midi et laissé en garde à vue. Selon le procureur de Toulon, il a été identifié par deux jeunes femmes qui ont expliqué aux enquêteurs l’avoir vu avec une seringue et avoir réussi à l’empêcher de se faire piquer. Ils affirment également avoir été victimes de violences de sa part. Cependant, il conteste les accusations portées contre lui. L’information judiciaire est ouverte notamment aux “violences aggravées par les armes (seringues) et intentionnelles”.

Reste à savoir ce que contiennent les seringues. “Des échantillons de sang et d’urine ont été prélevés à des fins toxicologiques pour voir s’il y avait des produits qui pourraient détecter l’ingestion de substances nocives”, a déclaré le procureur, qui a déclaré que des échantillons capillaires devraient être prélevés. Ils se terminent en 4 à 6 semaines.

Une vague inexplicable de piqûres a touché ces derniers mois les discothèques, bars et festivals de toute la France, avec des plaintes déposées de Lille à Béziers (Hérault) et de Lorient (Morbihan) à Strasbourg, en passant par Grenoble, Nancy, Lyon, Besançon ou Valence. Des événements similaires ont été condamnés à l’automne dernier au Royaume-Uni avec une vague de témoignages d’étudiants drogués à leur insu par des injections dans des boîtes de nuit.