Pour permettre au tram de passer à l’Université Laval, la ville de Québec devra abattre 330 des 731 arbres qui suivront. De plus, une partie des 5,8 % de la superficie forestière de Lacerte disparaîtra.
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C’est l’un des temps forts de la présentation faite hier par le bureau de projet du tramway pour décrire la « zone sensible pour le transport en commun », que sera l’Université Laval (UL).
Bien illustré, Québec
Arrêt de tramway Desjardins sur la rue University.
La municipalité a relativisé ce chiffre de 330, mentionnant qu’il comprenait 134 frênes (condamnés à mort à cause d’un perforateur), ainsi que 37 arbres ou arbustes “remplaçables”.
Nous vous rappelons l’engagement de replanter 20 arbres pour chaque arbre abattu. Plus de 1 200 arbres seront plantés sur le campus pour compenser les disparus.
Même si 0,2 hectare de la zone boisée de Laserte doivent être sacrifiés, la municipalité affirme avoir choisi le scénario d’intégration le plus optimal.
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“Prix de paiement”
Interrogé à ce sujet, le maire de Québec Bruno Marchand a déclaré hier que “c’est malheureusement le prix à payer pour avoir un tram qui passe au coeur d’UL et qui est un centre d’échange qui se connecte pour tous les besoins de mobilité”. Philosophiquement, nous ne pouvions pas faire un autre choix. Ne pas aller à l’université serait scandaleux, ce serait tragique. »
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Voici le parcours du tramway sur le campus de l’Université Laval, présenté lundi.
La reprise UL sera la plus fréquentée sur le parcours du tramway. Il sera situé à l’intersection de l’avenue de la Médecine et de la rue de l’Université.
Les autobus se dirigeant vers le nord de la ville partiront de ce centre, et non plus devant le pavillon Desjardins.
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Vue de l’arrêt de tramway Pôle de l’Université Laval.
Moins de trafic automobile
L’un des principes directeurs de l’accord d’hier est “la réduction du trafic automobile sur et hors campus”. Cela nécessite la multiplication des rues à sens unique sur le campus, expliquons-nous.
Encore une fois, le maire Marchand, la rectrice de Laval Sophie D’Amour et même le chef de Québec Premier Claude Villeneuve ont défendu le choix, expliquant qu’il était normal de limiter l’espace de la voiture dans l’UL.
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“Lorsque l’université a décidé de fermer la rue à l’est de [pavillon] Il n’y a pas eu de catastrophe de Konink, pas de chaos », se souvient M. Marshan.
Dans le même temps, environ 150 places de parking (sur les 8 900 actuelles) seront supprimées du campus en raison du passage du tram.
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La ville de Québec versera 10 millions de dollars à UL pour compenser l’empiètement sur les campus.
UL profite de l’occasion pour profiter des futurs travaux de construction d’un tunnel piétonnier de 400 mètres entre les pavillons Desjardins et Lacerte.
Cependant, son budget – de 7 à 8 millions de dollars – ne fera pas partie du paquet tram.
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Scepticisme
Québec 21 a déclaré avoir accueilli l’annonce d’hier “avec scepticisme”. Selon son chef Eric Ralph Mercier, “l’ironie, c’est que la ville de Québec choisit d’abattre des centaines d’arbres à l’Université Laval alors que l’université vient de recevoir un mandat de la ville en novembre 2020 pour garder des arbres sur le tracé du tram”.
Gracieuseté de la Ville de Québec
Le Conseil régional de l’environnement s’est félicité de l’accord, estimant que le scénario d’intégration retenu était celui qui avait “le moins d’impact sur le campus, ses usagers et ses infrastructures souterraines”.
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