La mort d’une jeune étudiante québécoise dans un accident d’autobus en Colombie-Britannique est un événement tragique : elle venait d’échanger sa place avec une amie et était la seule blessée parmi la vingtaine de passagers.
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En raison de la pandémie, Jasmine Beausoleil a attendu trois ans avant de pouvoir enfin participer à Explore, un programme pancanadien d’immersion en anglais de cinq semaines. Sa grande amie, Elizabeth Goulet, et eux planifiaient leur voyage depuis des mois et voulaient absolument être envoyés en Colombie-Britannique pour voir ses paysages, sa côte et ses montagnes.
Le duo a mis les pieds à Nelson, une ville de 10 000 habitants à mi-chemin entre Vancouver et Calgary, il y a un peu plus d’une semaine.
Jeudi dernier, le groupe de 16 étudiants de Québec est monté à bord d’un autobus de transport en commun pour retourner à leur résidence après les cours.
Photo gracieuseté de Chantal Bédard
La jeune Jasmine Beausoleil, 19 ans, avait l’intention d’aller en santé à l’université.
Fatigué
“Je me suis assise sur le rebord de la fenêtre, mais Jasmine m’a demandé de lui parler parce qu’elle voulait se pencher et dormir”, raconte Elizabeth Goulet, qui étudie pour devenir infirmière. Des amis assis côte à côte partagent des écouteurs pour se détendre sur la musique du groupe de rock californien The Neighborhood. Jasmine s’est endormie peu de temps après.
Alors que l’autobus circulait sur l’autoroute 3A, il est entré en collision avec un camion Purolator. Le rétroviseur de celui-ci a brisé la vitre sur laquelle Jasmine avait posé sa tête.
Photo gracieuseté d’Élisabeth Goulet
Jasmine était assise près de la fenêtre juste en face du mur en plastique gris à droite.
“J’ai entendu un gros fracas, puis je me suis effondrée sur moi-même”, raconte Elizabeth Goulet. Puis j’ai senti quelque chose de chaud couler le long de mon bras et de mon dos. Je me suis retourné et j’ai réalisé que c’était le sang de Jasmine. »
Elle a subi une grave blessure à la tête. Avec un calme impressionnant, sa petite amie a tenté de lui sauver la vie et de maintenir son pouls jusqu’à l’arrivée des ambulanciers.
“Je suis montée dans l’ambulance et quand je suis arrivée à l’hôpital, ils l’ont emmenée d’urgence dans la salle d’opération. Je me suis assise dans la salle d’attente avec peu d’espoir », se souvient-elle.
Aucun autre passager du bus n’a été blessé.
Photo gracieuseté d’Élisabeth Goulet
Elizabeth Goulet a tout fait pour sauver la vie de son amie Jasmine en attendant l’arrivée des secours.
appel effrayant
Pendant ce temps, à plus de 4 000 km de là, le téléphone d’une mère a sonné dans le secteur de Val-Belaire, au Québec. C’était le pire appel de sa vie. Celui qui n’a pas de sens. Celui qui va à l’encontre du cycle naturel de la vie, explique Chantal Bédard à travers les larmes.
“Ils nous ont dit de prendre le premier vol, ils la maintiennent en vie”, souffle-t-elle, la voix étouffée par les sanglots.
Une jeune Québécoise a perdu la vie dans un accident d’autobus en Colombie-Britannique lors d’un voyage étudiant. Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime. https://t.co/aPdgHYXqwe
— François Legault (@francoislegault) 5 juillet 2022
Malgré son jeune âge, Jasmine Beausoleil avait déjà mentionné à sa mère que si elle mourait, elle voulait faire don de ses organes.
Ce faisant, sa famille a exaucé ses souhaits : son pancréas, son foie et sa cornée ont été restaurés et pourraient lui sauver la vie.
enquête judiciaire
Étudiante en sciences humaines au Cégep Garneau de Québec, Jasmine Beausoleil avait un vif intérêt pour la santé.
Elle caressait l’idée de poursuivre ses études en nutrition ou en psychologie à l’université.
Celui qui excellait à l’école s’est également engagé dans la gymnastique pendant de nombreuses années. Durant ses études, elle a travaillé comme hôtesse dans un restaurant à Québec.
Chantal Bedard est toujours en Colombie-Britannique. Elle attend l’examen du médecin légiste avant de pouvoir incinérer Jasmine et ensuite retourner avec elle au Québec.
“Je ne pars pas d’ici sans ma fille”, déclare Mme Bedard. C’est ma fille unique, je n’ai pas d’autres enfants, j’ai perdu le centre de ma vie. »
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