mardi 26 juillet 2022 07:03 (Mise à jour : mardi 26 juillet 2022 18:42)
OTTAWA – Le directeur principal de Sport Canada, Michel Ruest, a déclaré que l’organisation fédérale avait été informée d’allégations d’abus sexuels impliquant des membres de l’équipe de hockey junior du Canada à la fin juin 2018, mais qu’elle n’avait pris aucune mesure de suivi auprès de Hockey Canada à l’époque.
Interrogé mardi devant le comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes, M. Rust a également déclaré aux députés que Sport Canada, une division de Patrimoine canadien, n’avait pas informé le bureau du ministre des Sports de l’époque, Kent Herr, des allégations.
L’actuelle ministre des Sports, Pascale Saint-Onge, a déclaré n’avoir appris les allégations que cette année.
Plus tôt dans la journée, l’avocat Daniel Robitaille du cabinet torontois Henein Hutchison a annoncé que dix des 19 joueurs qui ont assisté au gala de la Fondation Hockey Canada où le viol collectif présumé a eu lieu en 2018 ont assisté à l’enquête sur les événements.
Elle a déclaré aux députés que les 10 joueurs s’étaient rencontrés, que sept autres avaient refusé de participer à son enquête alors que l’enquête policière était en cours, et que deux autres avaient initialement refusé catégoriquement de participer mais signaleraient plus tard qu’ils différaient leur participation.
A-t-elle désormais une bonne idée de l’identité des huit hommes qui étaient présents dans la salle où une jeune femme affirme avoir été agressée, lui a demandé le député libéral Anthony Housefeather.
“Je ne veux pas donner de réponse durant cette procédure qui pourrait potentiellement entacher le témoignage d’autres témoins que je n’ai pas encore entendus”, a-t-elle répondu. “Je ne veux pas non plus donner une réponse qui viendrait colorer les preuves qui seraient données au service de police de London, qui a rouvert son enquête, ou à la LNH (Ligue nationale de hockey) ou à l’AJLNH (Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey). ),” elle répondit.
Me Robitaille a déclaré que la plaignante avait longtemps refusé de participer à son enquête, dont 18 mois après la fin de l’enquête policière. Cela a incité l’avocat à clore temporairement son enquête et à ne pas recommander d’interroger les neuf joueurs restants jusqu’à ce que le plaignant ait fourni sa déclaration.
“Les circonstances ont maintenant changé”, a-t-elle ajouté. Le 9 juillet, la requérante a indiqué qu’elle était prête à participer. L’entreprise a été sommée de rouvrir l’enquête. Le plaignant a fourni une “version détaillée des événements” et l’avocat est maintenant en mesure d’interroger les autres joueurs de hockey.
L’avocat a refusé de divulguer des discussions avec Hockey Canada qui ont conduit l’organisation à ne pas forcer les joueurs à participer à l’enquête à l’époque ou à les punir s’ils refusaient, un élément clé ressortant d’une comparution d’officiels de Hockey Canada fin juin.
Elle a également indiqué que Hockey Canada a demandé le secret professionnel concernant les recommandations contenues dans le rapport préliminaire.
Peau de Hockey Canada
Les représentants de Hockey Canada reviendront aux membres du comité mercredi au sujet d’allégations selon lesquelles des joueurs de deux équipes nationales au Championnat du monde junior auraient commis des agressions sexuelles de gangs en 2018 et également en 2003.
La commission a convoqué deux jours de réunions pour savoir ce qui s’est passé. Hockey Canada fait l’objet d’un examen minutieux depuis qu’il est apparu en mai que l’organisation avait réglé le problème avec une victime présumée d’un viol collectif en 2018, lui versant une compensation financière. Les détails du règlement, y compris l’identité du plaignant et des hommes impliqués, n’ont pas été rendus publics.
La nouvelle a éclaté vendredi d’une autre allégation impliquant l’équipe de 2003 à Halifax.
Le gouvernement canadien a gelé le financement de Hockey Canada et ordonné une vérification. Un certain nombre d’entreprises commanditaires ont également cessé de financer.
Scott Smith, président et chef de l’exploitation de Hockey Canada, et le chef de la direction récemment retraité, Tom Rennie, ont été interrogés par des parlementaires lors d’une audience du comité le mois dernier. Les deux doivent revenir mercredi.
Les députés entendront également le président de la Ligue canadienne de hockey (LCH), Dan McKenzie, ainsi que l’ancien vice-président des assurances et de la gestion des risques de Hockey Canada, Glenn McCurdy.
Le ministre des Sports Pascal Saint-Onge doit comparaître plus tard mardi. Le comité entendra également le président et chef de la direction de la compagnie d’assurances BFL Canada et les commissaires des trois grands circuits juniors du Canada : l’Ouest, l’Ontario et le Québec.
Pendant ce temps, Hockey Canada a dévoilé lundi un plan pour lutter contre la culture toxique. Il comprend la mise en place d’un système centralisé de suivi et de signalement des plaintes d’abus, qui sera en place d’ici septembre. Les résultats seront publiés annuellement.
Hockey Canada a également promis qu’un conseil d’administration indépendant sera nommé d’ici le 15 septembre pour assurer la mise en œuvre du plan.
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