Le Sénat français, le 1er mars 2022. BERTRAN GUY / AFP
Les tensions sont à peine retombées à l’Assemblée, que le gouvernement s’emploie désormais à convaincre les sénateurs. Après le laborieux vote du projet de loi sur le pouvoir d’achat et du budget rectificatif par les députés, ce mercredi 27 juillet, c’est au tour du Sénat d’examiner les deux textes qui composent le plan d’action du gouvernement pour lutter contre l’inflation et les conséquences de la guerre en Ukraine .
L’article 1er de la loi sur le pouvoir d’achat, qui relève le plafond de la “prime Macron”, a été voté en séance publique jeudi 28 juillet. Les sénateurs ont limité la pérennité de cette prime – après 2024 – aux entreprises de moins de cinquante salariés. Déplorant que les deux textes contiennent “principalement des effets d’affichage”, la sénatrice Les Républicains (LR) des Hauts-de-Seine, Christine Lavard, demande à son groupe une meilleure définition des dispositifs.
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Si l’Assemblée nationale, où la coalition présidentielle s’est retrouvée à plusieurs reprises en minorité, ajoute 350 millions d’euros de dépenses supplémentaires, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a promis aux sénateurs d’accepter “des augmentations de dépenses comparables” lors de son discours à la tribune jeudi au Luxembourg palais. “Notre objectif (…) est de maintenir un déficit public de 5% en 2022. Cela devrait nous rapporter 700 millions d’euros de dépenses supplémentaires dans le ‘paquet pouvoir d’achat’.” Ni plus, ni moins”, a-t-il expliqué.
“Aide ciblée”
Après avoir voté ces deux projets de loi au Palais-Bourbon grâce aux votes des députés LR, le gouvernement doit composer avec les sénateurs de droite qui détiennent la majorité au Sénat avec leurs alliés du groupe centriste. Parmi les mesures déjà adoptées en commission des finances par les sénateurs jeudi et qui ont fait l’objet d’un accord entre l’exécutif et les députés LR, le relèvement du plafond de défiscalisation des heures supplémentaires de 5.000 à 7.500 euros ou encore la possibilité de monétiser la RTT pour les salariés. La droite sénatoriale espère aller plus loin dans ces deux dispositifs en les pérennisant au-delà de fin 2023.
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Aussi, déjà en commission des finances, jeudi, les sénateurs ont approuvé une augmentation de 150 euros pour les bénéficiaires de la prime d’activité, en lieu et place de la prime exceptionnelle de rentrée de 100 euros destinée aux allocataires des minima sociaux. “Il faut continuer à gommer les effets délétères des trente-cinq heures et refuser tout endettement supplémentaire”, s’est défendu le chef des sénateurs LR Bruno Retaillo.
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