France

Il y a 60 ans, 187 coups de feu étaient tirés sur de Gaulle

Charles et Yvonne de Gaulle à l’arrière de la DS présidentielle : c’est ainsi qu’ils étaient positionnés le jour de l’attentat du Petit-Clamard. 14 coups seront marqués sur la voiture du général. HABANS Patrice/EDITORIAL

HISTOIRE – Quelques semaines après la déclaration d’indépendance de l’Algérie, un commando hétéroclite s’en prend au chef de l’Etat.

Ce fut l’un des derniers cataclysmes de la tragédie algérienne, et faillit bouleverser l’histoire de France. Vers 20 heures, le mercredi 22 août 1962, dans le brouillard et la veille, le cortège du chef de l’Etat Charles de Gaulle s’approche du rond-point du Petit-Clamart dans la banlieue ouest de Paris. Dix-huit ans plus tôt, presque jour pour jour, une partie de la 2e division blindée, commandée par le commandant Jacques Massou, était passée par là, se précipitant vers la capitale. Mais en cet été 1962, un commando de l’OAS attendait le général de Gaulle. Un mois après l’indépendance de l’Algérie, l’Organisation armée secrète veut plus que jamais l’éliminer.

Dans son livre, De Gaulle. Une certaine idée de la France (Seuil, 2019), l’historien britannique Julian Jackson note que le général de Gaulle a été la cible d’une trentaine de tentatives d’assassinat. L’attentat aura tout de même lieu en août 1964 au Mont Farron, où l’homme fête le 18 juin les 20 ans du débarquement en Provence. ont précédé…

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