France

un “street medic” qui a agressé un pompier condamné à 10 mois de prison

L’affaire contre Hager A., ​​un manifestant soupçonné d’avoir agressé un pompier lors du défilé du 1er mai à Paris, a débuté mercredi 1er juin devant le tribunal correctionnel. Le “street medic” a été condamné à dix mois de prison, 700 euros d’amende et interdit de manifester pendant un an.

Les images ont été profondément choquées. Hager A., ​​une femme de 38 ans soupçonnée d’avoir agressé un pompier en marge d’une manifestation du 1er mai à Paris, a comparu devant le tribunal correctionnel mercredi 1er juin 2022.

A l’issue de ce procès, Hager A. a été reconnu coupable et condamné à dix mois de prison avec interdiction de manifester pendant un an. Elle doit également verser 700 euros aux pompiers pour préjudice moral, selon Noemi Schultz, journaliste police et justice au CNEWS. Le tribunal a outrepassé les réquisitions, le procureur ayant requis huit mois de prison.

L’audience reprend. #Streetmedic a été reconnue coupable et condamnée à 10 mois de prison avec un an d’interdiction de manifester, elle doit verser 700 euros aux pompiers pour dommages moraux @CNEWS

– Noemieschulz (@noemieschulz) 1 juin 2022

Selon les avocats du prévenu, cette audition a eu des conséquences psychologiques très importantes. Il est allé aux urgences psychiatriques, il y a eu des accès d’anxiété et d’insomnie.

Pour le pompier, de son côté, “cette vidéo virale était nécessaire à la France pour se rendre compte de ce qui se passe tous les jours, les pompiers hommes et femmes sont insultés tous les jours, il y a 300 attentats par an”, a-t-il dénoncé.

Mère de deux enfants habitant la Seine Saint-Denis, cette ancienne infirmière, reconvertie en formatrice de ménage, était jusque-là connue des autorités pour sa participation à plusieurs manifestations des gilets jaunes et anti-cire.

Hager A., ​​qui a participé à la manifestation du 1er mai à Paris dans un premier temps comme “infirmier de rue” pour venir en aide aux manifestants blessés, a été détenu par la police pour les faits qui lui sont reprochés pendant quarante-huit heures. Puis, mardi 3 mai, elle a été renvoyée au parquet pour une comparution immédiate le lendemain après-midi.

Images violentes

La vidéo de l’attaque est devenue virale sur les réseaux sociaux. Sur les images, on voit la suspecte avec un casque orange sur la tête essayer d’arracher la lance à incendie d’un pompier qui éteint un incendie allumé par des manifestants.

Après plusieurs tentatives infructueuses, elle l’a frappé deux fois sur le casque avant d’être vaincue. Son geste a provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux et au-delà. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a même dénoncé des “violences inacceptables”.

“Honte à la sauvagerie”, ont écrit les pompiers de Paris sur Twitter. “Cette nouvelle agression contre les pompiers dans l’exercice de leurs fonctions, pour la protection des personnes, des biens de la ville et le bon déroulement de la manifestation est incompréhensible”, ont-ils ajouté.