Il n’a que 20 ans, mais il est déjà dans la cour des grands. Léon Marshan a remporté son deuxième titre mondial au 200 m quatre nages le mercredi 22 juin. Quelques jours plus tôt, dans la version 400 mètres, il proposait son premier sacre. Il a terminé la cerise sur le gâteau et une médaille d’argent au 200 mètres papillon. Bref, pour sa première Coupe du monde, la réussite est totale.
Si certains ingrédients, comme son calme naturel ou son talent, ressortent du jeune homme, l’atout dans son sac peut aussi être du côté de son coach : Bob Bowman. Celui qui a forgé le monstre Michael Phelps fait désormais les délices du nageur français. Un bonheur éternel, car avec ses performances à la Danube Arena de Budapest, Léon Marchand est devenu le premier nageur français à remporter trois médailles individuelles aux Championnats du monde. énorme.
« C’est un génie ! Camille Lacourt, quintuple championne du monde et d’Europe et aujourd’hui consultante pour France Télévisions, n’est pas humble face aux mémoires de Léon Marchand. Il faut dire que les prouesses toulousaines au visage juvénile suffisent à écarquiller les yeux. C’est même historique.
A 20 ans, Léon Marchand écrit l’une des plus belles pages d’un livre sur la natation française. Même Lacourt, double médaillé individuel en 2011 (à Shanghai) et 2015 (à Kazan), et Florent Manaudu, également double vainqueur en 2015, n’avaient pas rendu trois charmes de la Coupe du monde.
En revanche, du côté des nageurs, une telle performance a été réalisée deux fois. L’incontournable Lor Manodou lors des Championnats du monde 2007 à Melbourne en Australie, a dompté les poules avec quatre médailles individuelles, dont deux titres (200m et 400m nage libre) et deux d’argent (800m nage libre et 100m dos). Mais elle n’était pas la seule. Il faut remonter aux Championnats du monde de Perth (Australie) en 1991, où Catherine Plevinski a boxé trois fois sans remporter de titre (deux avec l’argent au 50m et au 100m nage libre et le bronze au 100m papillon).
“Vingt ans et déjà deux médailles d’or aux mêmes Championnats du monde sur 200 et 400 mètres mixtes, c’est plutôt bien”, a déclaré Camille Lacourt, encore émerveillée par la performance du jeune Léon Marchand, après avoir eu “le pur plaisir de pouvoir à Je commente cet exploit. « Si le jeune a déjà atteint ce niveau de son âge, jusqu’où peut-il aller ?
Les perspectives sont énormes, surtout quand on est bien entouré. L’ancien backstop a témoigné : “On a hâte de continuer à voir les progrès de Leon Marchand, parce que quand on s’entraîne avec (Bob) Bowman, on ne peut pas s’arrêter quand on a le potentiel qu’il a. On a hâte de voir comment ça va évoluer. »
L’apogée est évidemment dans deux ans, avec Paris 2024 dans le viseur. C’est plus que jamais une énorme chance française de médailles. “Nous savons qu’il célébrera la natation mondiale. En tout cas, il fêtera la natation française, à n’en pas douter, commence le dithyrambique Camille Lacourt. Il l’a déjà célébré lors de ces championnats du monde et j’espère qu’il pourra briller à Paris. Il pourrait atteindre Los Angeles (en 2028) et quelques années plus tard. »
Léon Marchand a la “maturité” en sa faveur, croque Camille Lacourt. “Il est vraiment resté concentré après son 400 mètres combiné et son 200 mètres papillon”, a-t-il ajouté. Il n’a que 20 ans, mais fait déjà preuve de maturité. Il a vraiment tout pour célébrer la natation mondiale” Meilleur nageur universitaire des Etats-Unis, battant notamment le record de Caleb Dressel, désormais recordman de France dans les trois disciplines où il a brillé aux Championnats du monde de Budapest, Leon a déjà un chemin tout tracé.
Et Camille Lacourt, comme le Français, savoure cette bouffée d’air frais en équipe de France, qui compte bien continuer à illuminer les bassins : “On a de la chance d’avoir un tel nageur.” Et ça vient de commencer.
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