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A bas la reine ! | Le journal québécois

S’il est une institution qui a fait son temps, c’est celle de la monarchie britannique.

Quoi de plus drôle que les somptueux défilés et célébrations organisés à l’occasion du 70e anniversaire de son règne.

Comme si pour un être humain libre, une certaine satisfaction pouvait être tirée de prétendre être le sujet d’un monarque.

Être l’objet d’un roi ou d’une reine en 2022 est humiliant.

La dégradation à laquelle Canadiens et Québécois n’ont plus l’habitude de prêter attention est tellement présente, des timbres et billets de banque au nom officiel de l’Armée canadienne, Forces armées canadiennes de Sa Majesté.

La personnalité de la Reine, que la propagande de Buckingham Palace tente de rendre sympathique à travers toutes sortes de films ou de séries télévisées, est la seule chose qui lui permet de conserver un certain soutien parmi la population, bien qu’au Québec ce soutien soit minime.

La propagande royale la montre au balcon de son palais, radieuse, avec ses arrière-petits-enfants. N’est-ce pas un spectacle touchant ?

Peut-être.

Contradiction

Mais cela nous fait oublier le fond du problème : l’idée de monarchie est en totale contradiction avec celle de démocratie.

C’est humiliant pour le Premier ministre britannique, un élu, d’aller chaque semaine demander conseil au souverain.

Il est généralement humiliant pour les gens dans une démocratie que les lois doivent être signées par la reine ou son représentant pour être appliquées.

La monarchie constitutionnelle symbolise la méfiance de certaines élites privilégiées envers le reste du peuple.

Pourtant, l’histoire a montré que les choix électoraux des gens sont judicieux s’ils ne sont pas perturbés par des élections pré-arrangées, comme tentent de le faire les Trumpistes.

De même, les élus doivent être capables de vraiment gouverner, et pas seulement d’avoir des pouvoirs dilués.

Maintenir la richesse et les privilèges

Le soutien à la monarchie se justifie toujours de la même manière : la reine peut contrebalancer les éventuels excès du parlement. Pour les croyants les plus naïfs, la reine exerce une sorte de volonté divine sur Terre.

En fait, la famille royale travaille d’abord pour elle-même, c’est-à-dire pour le maintien de sa richesse et de ses privilèges excessifs. Par exemple, la reine ne paie que les impôts qu’elle veut payer. Combien? Le montant est secret !

Le reste de la famille royale n’est pas à l’abri de graves erreurs de jugement politique. Avant la Seconde Guerre mondiale, la famille royale avait de fortes sympathies nazies. En 2005, le prince Harry a eu la brillante idée de se déguiser en officier du parti nazi…

C’est Winston Churchill qui a renvoyé la Grande-Bretagne contre l’Allemagne nazie. Si cela dépendait de la famille royale et d’une partie de l’élite anglaise, la Grande-Bretagne soutiendrait Hitler.

Le prince Charles, qui succèdera bientôt à la reine, est impopulaire tant au Canada qu’en Grande-Bretagne.

Cela peut être une bonne occasion de se débarrasser de la monarchie.