Le Suffren est le dernier né des sous-marins nucléaires (SNA) de la Marine nationale. Le bâtiment de 5 000 tonnes est entré en exploitation active début juin à Brest. Il est le premier d’une série de six sous-marins de nouvelle génération destinés à remplacer les sous-marins en service de 1980 à 2030. A l’occasion des célébrations du 14 juillet, une équipe de France Télévisions a pu embarquer, accompagnée de l’astronaute Thomas Pesquet.
“Mon collègue reporter d’images Philip Merr et moi sommes montés il y a deux semaines. Nous avons suivi l’arrivée à bord d’un invité de marque : l’astronaute Thomas Pesquet”, raconte le journaliste Nicolas Chateauneuf. “Revenu il y a six mois d’un long séjour sur la Station Spatiale Internationale, Thomas Pesquet a été invité par la Marine Nationale pour découvrir ce concentré de technologie, rencontrer et échanger avec les 65 membres d’équipage”, poursuit le journaliste. C’était l’occasion pour lui de découvrir toutes les similitudes entre la vie sur la station spatiale et dans un sous-marin nucléaire.”
« Pour ce faire, nous avons embarqué à bord d’un hélicoptère Cayman à la base de Hyères pour rejoindre le Suffren qui naviguait en surface au large de Toulon. Vingt minutes de vol plus tard, nous étions à notre tour suspendus dans les airs par un câble pour être hissés sur le sous-marin, raconte Nicolas Chateauneuf. Nous y avons été accueillis par le « pacha », le commandant Laurent Koja, 47 ans, chef de l’équipage « bleu ». L’autre équipage, le rouge, se repose ou s’entraîne.
Thomas Pesquet a dormi à bord du sous-marin, dans une couchette étroite, découvrant le quotidien et l’expérience des sous-mariniers, partageant son expérience de la station spatiale et de la vie dans un espace confiné, au milieu d’un environnement hostile, l’espace. Pendant vingt-quatre heures, l’astronaute a pu discuter avec les sous-mariniers, partager sa nourriture, écouter les bruits de la mer sur le sonar, visiter la chaufferie nucléaire, comprendre le fonctionnement du Suffren et même piloter le sous-marin.
Le rôle de Suffren est de protéger le porte-avions Charles-de-Gaulle ou des sous-marins à lancement nucléaire, ou d’escorter des opérations spéciales. Il est deux fois plus lourd que les sous-marins d’attaque de la génération précédente et embarque deux fois plus d’armements : torpilles, missiles de croisière et missiles Exocet. Suffren n’emporte pas de missiles nucléaires, mais dispose d’un réacteur qui lui permet de “disparaître” dans les profondeurs océaniques pour des missions de 70 jours. Une technologie que seuls quelques pays (ceux du Conseil de sécurité de l’ONU) maîtrisent.
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