France

à Lugano, un sommet pour bâtir sur les séquelles alors que la destruction continue

Sommet sur la reconstruction de l’Ukraine, à Lugano, en Suisse, le 5 juillet 2022. ALESSANDRO DELLA VALLE / AFP

Le contraste presque absurde entre les palmiers du lac de Lugano, dans le canton italophone du Tessin (sud), en Suisse, et les combats d’artillerie dans les villes dévastées du Donbass, en Ukraine, n’aurait pas échappé à ce conseiller économique de l’Ukraine. Président Volodymyr Zelensky. “Cette réunion est importante pour la planification future, mais ce n’est en aucun cas pour la mise en œuvre, c’est prématuré”, déclare Alexander Rodnyansky. La Russie continue de déstabiliser le pays, nous avons même perdu des positions dans le Donbass. La plus grande contribution serait de gagner la guerre. Ainsi posé, le cadre de cette première conférence internationale sur la reconstruction de l’Ukraine a d’emblée montré ses limites : pas de table ronde des donateurs, pas de rencontre diplomatique pour ramener Moscou et Kyiv à la table des négociations.

Pour l’hôte du sommet, Ignazio Cassis, président par intérim de la Confédération et ministre des Affaires étrangères, cette rencontre a également été l’occasion de mettre en lumière la diplomatie suisse traditionnelle du “bon service”, qui perd du terrain ces dernières années. années. La Suisse souffre également de relations tendues avec certains grands pays de l’Union européenne : Paris et Berlin, par exemple, n’ont envoyé de délégations à Lugano que sous leur forme la plus simple. Il faut dire qu’après deux semaines d’intense marathon diplomatique à Bruxelles (Conseil européen sous présidence française), en Bavière (G7), puis à Madrid (sommet de l’OTAN), la réunion de Lugano a peiné à rassembler les cadres des États et des gouvernements. Seuls le Premier ministre tchèque Petr Fiala et la Lituanienne Ingrida Simonite ont fait le déplacement.

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Freiner la corruption

La conférence a produit un accord, appelé la Déclaration de Lugano, qui énonçait sept principes de base pour une future aide financière massive à l’Ukraine, lorsqu’il serait possible de la collecter, de la débloquer – et surtout de l’utiliser. ; autrement dit après la guerre.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a insisté sur le principal écueil à éviter, la corruption endémique en Ukraine depuis l’indépendance. Kyiv occupe en effet une médiocre 122e place (sur 180) dans le dernier classement de l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International, quatorze places devant Moscou. “Nous n’avons jamais fait d’effort à cette échelle auparavant”, a déclaré Mme von der Leyen. Les donateurs potentiels devront savoir que leur argent sera dépensé de manière efficace et efficiente avec un impact maximal sur la population ukrainienne. »

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