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Accusations de fraude : Trump était “déconnecté de la réalité”, selon William Barr

Pour sa deuxième journée d’auditions, la commission tente d’illustrer que dans la nuit du 3 au 4 novembre 2020 – date de l’élection présidentielle – Donald Trump a été clairement informé par son équipe qu’il n’avait aucune raison de croire que l’élection a été torturé à cause d’une fraude massive et qu’il a délibérément décidé de répandre ce mensonge.

William Barr, qui était procureur général des États-Unis sous Donald Trump, a déclaré dans une vidéo que l’ancien président était déconnecté de la réalité avec sa théorie de la fraude de masse et des élections volées.

Je lui ai dit que ses allégations de fraude électorale étaient fausses, a-t-il ajouté.

La commission chargée d’enquêter sur le soulèvement du Capitole en est à sa deuxième journée d’audiences.

Photo: Getty Images / Puce Somodevilla

Nous n’avions pas de chiffres

Invoquant une situation familiale d’urgence, l’ancien directeur de campagne de Donald Trump, qui devait lui aussi comparaître lundi, a finalement démissionné à la dernière minute. En effet, Bill Stepien ne s’est pas présenté devant la commission parce que sa femme a accouché, selon les informations fournies par son avocat.

La commission a donc présenté lundi des extraits d’un entretien avec M. Stepien avant son témoignage. Dans cette interview, Stepien a déclaré qu’il avait conseillé au président Trump de venir voir les journalistes le soir des élections pour dire qu’il était trop tôt pour déclarer un vainqueur.

“Nous n’avions pas les chiffres pour gagner le soir des élections. »

– Citation de Bill Stepien, ancien directeur de campagne de Donald Trump

Plusieurs vidéos d’allégations post-électorales portées par Donald Trump ont été diffusées lundi lors de la deuxième journée d’auditions devant la commission chargée d’enquêter sur le soulèvement de Capitol Hill.

Photo : Getty Images

Cependant, le principal intervenant, Donald Trump, a fait le contraire de ce que conseillait M. Stepien, choisissant de suivre la voie suggérée par son avocat, Rudy Giuliani. Il a donc déclaré à la presse que l’élection avait été volée, affirmant qu’il avait déjà commencé la propagande quelques mois avant le vote.

Le comité, composé de sept élus démocrates et de deux élus républicains, tente aussi de prouver qu’entre la nuit des élections et le soulèvement du 6 janvier 2021, ces allégations de fraude portées par Donald Trump lui ont permis de récolter des centaines de millions de dollars auprès de son supporters. .

Ces fonds devaient être utilisés pour de futures luttes juridiques. Selon le comité, une partie de l’argent a plutôt été dirigée vers certaines entreprises ou propriétés appartenant à Donald Trump.

Statistiquement impossible

Chris Steeworth, ancien rédacteur politique de Fox News, a également été entendu par la commission lundi. C’est M. Sturworth qui a décidé le soir des élections de déclarer Joe Biden vainqueur en Arizona. Et c’est pourquoi il a perdu son emploi chez Fox News, une chaîne de télévision généralement très sympathique à Donald Trump.

M. Stirewalt a expliqué sur quoi sa décision était fondée et comment les allégations de fraude de masse de Donald Trump étaient statistiquement tout simplement impossibles.

Chris Sturwold, un ancien employé de Fox News, a témoigné lundi devant la commission chargée d’enquêter sur le soulèvement de Capitol Hill.

Photo : dpa via getty images / Jonathan Ernst

La commission enquête depuis près d’un an sur la responsabilité de Donald Trump dans l’attentat du Capitole par ses partisans, qui ont tenté de couper court à la victoire de Joe Biden, convaincu de fraude à la présidentielle de 2020.

Jeudi, lors de sa première audition pour présenter ses conclusions, la commission a renvoyé les Etats-Unis sur la violence de l’attentat contre le Congrès des Etats-Unis le 6 janvier 2021, dévoilant des vidéos inédites de l’attentat.

Donald Trump a dénoncé à plusieurs reprises cette enquête comme une chasse aux sorcières, ce qui, selon lui, embarrassait les États-Unis. Son parti a déjà promis d’enterrer son emploi s’il prend le contrôle de la Chambre lors des élections partielles de novembre.