Nadine Oliveira a été transférée samedi en réanimation “après un infarctus”, selon son avocat Me Jean Codognés à France Bleu Roussillon. Le conducteur d’un car scolaire est jugé depuis lundi à Marseille pour la collision mortelle avec un train en 2017 à Milas (Pyrénées-Orientales), qui a coûté la vie à six élèves et en a blessé dix-sept autres.
Nadine Oliveira aurait été victime du “syndrome taco-tsubo”, aussi appelé syndrome du cœur brisé, qui survient après un stress physique ou psychologique intense, précise son avocat. La conductrice “doit subir lundi un troisième scanner à l’hôpital Nord de Marseille”, compromettant sa comparution en deuxième semaine d’audience.
Evacué par les pompiers
Jeudi dernier, le président a dû ajourner l’audience alors que le chauffeur du bus était à nouveau interrogé sur l’incident. Pressée de questions par les avocats des parties civiles, elle s’énerve. Secouée par une crise de sanglots incontrôlables, elle a été évacuée par les pompiers.
Maître Jean Codognés dénonce dans cet entretien “l’acharnement” des avocats des parties civiles “qui s’empressent d’associer leur nom à des aveux forcés : c’est une torture digne du Moyen-Age”.
De leur côté, les avocats des parties civiles nient avoir “harcelé de manière déraisonnable” l’accusé. “Nous lui posons les questions que nous devons lui poser”, a déclaré Maître Philippe Ayral, ajoutant : “Nous pouvons comprendre qu’après quatre jours, Madame Oliveira ait du mal à accepter cette idée.”
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