Au lendemain de son élection, La République en marche, emmenée par son groupe parlementaire et le discours d’Emmanuel Macron, a affirmé qu’Aurore Berge était prête à “rechercher le compromis, le consensus” pour trouver une majorité à l’Assemblée nationale. “C’est la responsabilité de l’opposition de dire jusqu’où elle est prête à aller”, a-t-elle expliqué. Nous avons un projet clairement défini, comme ce fut le cas pour les élections présidentielles et législatives. Sur cette base, l’opposition doit nous dire si, oui ou non, elle veut partir. “Elle cite en exemple la question du pouvoir d’achat : l’opposition est-elle prête à aller directement vers les Français pour dire ‘on ne vote pas pour la revalorisation des retraites au 1er juillet’ ?” »
Mais Mme Berge l’avoue : si la majorité présidentielle “reste immobile” et ne fait pas un pas vers l’opposition, “ça ne marchera pas”. “Le compromis ne peut pas être ‘à prendre ou à laisser’, vous devez passer à autre chose. “Elle veut y aller” pour chercher un compromis avec les républicains de gauche et de droite, qui, selon les républicains, pourraient aller au Parti socialiste, en passant par les écologistes ou le Parti communiste. “Compte par compte, texte par texte, nous chercherons des compromis. C’est ainsi que cela fonctionne dans de nombreuses démocraties européennes ou au Parlement européen », a rappelé Evelyn. Pour elle, quatre jours après le second tour des législatives, le résultat pourrait être une « opportunité historique pour l’Assemblée » qui pourrait « redevenir le véritable cœur de la démocratie française ».
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