Quatre personnes se trouvaient à bord de l’Audi : un couple de retraités orléanais et leurs petits-enfants, qui retournaient chez leurs parents à Emmet. La jeep venait de passer le panneau d’entrée du village lorsque l’accident s’est produit. Selon les équipes d’urgence présentes, le grand-père était assis derrière sa femme, qui conduisait, et leur petite-fille était sur le siège avant. Le petit garçon était derrière sa sœur.
“L’un de nos gendarmes se trouvait à proximité lorsque l’incident s’est produit”, explique le commandant de gendarmerie Gibio. C’est pourquoi il a immédiatement alerté les secours, ainsi que des collègues, et a commencé la RCR sur le conducteur de la Peugeot 307. “Je n’étais pas loin derrière, j’ai vu le gendarme faire la RCR pendant longtemps”, témoigne un homme arrivé sur les lieux peu après l’accident. “Puis quand les pompiers sont arrivés, très vite, ont mis les draps sur les corps, c’était trop tard.” “Les trois sont morts aux mains des gendarmes”, a confirmé le commandant.
Les Tortons tirent le rideau
La D933 traverse le village. Relie Bergerac à Marmand. La route a été bloquée pendant plus de trois heures. La gravité de l’incident a été rapidement comprise. “Comme beaucoup de gens, je suis passé par là, j’ai vu plusieurs camions de pompiers, l’hélicoptère, je savais que c’était grave”, a témoigné un habitant encore épuisé.
Certains passants se sont immédiatement méfiés en apercevant la 307 bleue. C’est le cas du gérant d’un magasin de presse situé à la sortie du village, qui résume l’appréhension qui l’étreignait à l’époque : « Le modèle, la couleur et la plaque jaune – ancien modèle, n’ont qu’une seule voiture. c’est comme ça que ça se répand à Eymet… »
Alors quand, peu après l’accident, Tortoni a tiré le rideau, il n’y a plus eu de doute. La voiture appartient bien à Chantal Chassagne. Elle a vécu dans le village pendant de nombreuses années et a travaillé occasionnellement au café. “Le matin, elle venait souvent acheter un journal… Une femme pleine d’énergie”, se souvient la commerçante.
“Elle a travaillé vingt ans avec moi, c’était une très bonne femme… Elle a laissé derrière elle une fille et un mari. Tout le monde est sous le choc, personne ne comprend”, résume un client du bistrot aquitain. Chantal Chassan avait travaillé pour lui à la conserverie Bain.
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