Les animaux marins semblent aimer Senna. Après l’orque et le béluga, un phoque a été aperçu dans le fleuve, selon un communiqué de Voies navigables de France. C’est un passant qui l’a signalé mardi soir en aval de Poses-Amfreville (Eure). Informée, la police est intervenue et a fourni ses informations à l’Office français de la biodiversité (OFB). Bingo : le passant avait raison, il s’agit d’un phoque commun, assez jeune, selon les informations de France 3 Normandie.
Tout est mis en œuvre par la brigade fluviale de Rouen pour retrouver l’animal. Les voies navigables de France ont lancé un avis aux capitaines et appellent à la prudence, notamment pour le transport maritime, mais aussi pour les passants. En tout cas, ce n’est pas la première fois : « Une colonie de phoques s’est établie dans l’embouchure de la Seine depuis plusieurs années. Cette hausse, bien que rare, s’est donc déjà produite par le passé”, explique la préfecture de Yur. L’Office français de la biodiversité précise que l’animal n’a qu’à trouver la bouche.
“Ce serait un phoque qui vient habituellement se nourrir à cette période de l’année à la sortie de l’Ayr dans la Seine”, a réagi l’organisation non gouvernementale engagée dans la protection des océans Sea Shepherd, ce jeudi soir dans un tweet . “Nous recommandons de le laisser seul, en surveillant ses déplacements”, a ajouté l’association.
Phoque dans la Seine : serait un phoque qui vient habituellement se nourrir à cette période de l’année à la sortie de l’Erre dans la Seine. S’il est en bonne santé et qu’il mange, nous vous recommandons de le laisser seul, en surveillant ses mouvements.
— Sea Shepherd France (@SeaShepherdFran) 18 août 2022
Le béluga secouru puis euthanasié
Début août, l’histoire du béluga coincé dans une écluse a mis en tension de nombreux Français. Perdu pendant dix jours dans la Seine, il a d’abord été secouru. Il a fallu pas moins de six heures pour le sortir de l’écluse où il se trouvait après un parcours inexplicable de 160km depuis l’embouchure du fleuve. Les 24 plongeurs et sauveteurs mobilisés ont eu beaucoup de mal à l’attirer dans les filets destinés à le sortir de l’eau.
Le lendemain, lors de son transfert de l’écluse de l’Eure au port de Ouistreham, le cétacé de 800 kilos a dû être euthanasié « Les vétérinaires ont constaté une détérioration de son état et de sa fonction respiratoire (…). L’animal était en anoxie (réduire la quantité d’oxygène) et une ventilation insuffisante. Comme la souffrance était évidente pour l’animal, nous avons décidé qu’il n’était pas opportun de le relâcher et qu’il fallait procéder à son euthanasie”, a déclaré Florence Olivet-Courtois, l’une des vétérinaires qui a mené “l’opération”.
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