Dans quelques jours les apprentis bergers monteront à l’alpage, mais pour l’instant ils perfectionnent leur apprentissage. Ils ont entre 19 et 50 ans et étaient encore il y a quelques semaines mécaniciens, écologistes, aviculteurs ou comptables.
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Karin, pour être exacte, était comptable. Elle a attendu que ses enfants grandissent pour quitter son travail : « Au lieu d’aller travailler et de me dire que ce que je fais ne sert à rien et que j’obéis à des règles de plus en plus stupides, au moins c’est là que je vais grandir fais-le. un métier qui me plaît et qui a du sens. »
Yannick Croisière, entraîneur, et ses apprentis bergers, au centre de formation de la Côte-Saint-André en Isère, en mai 2022 (JEROME JADO / RADIO FRANCE)
Comme elle, ils ont douze ans et ont décidé de se lancer dans l’apprentissage de ce métier. Crystal, 44 ans, travaillait dans la vente de maroquinerie de luxe. C’est son premier jour en contact avec les moutons, mais elle semble désormais sereine. Elle explique que dans son emploi précédent, elle était “constamment fatiguée” de convaincre des acheteurs potentiels.
Au programme de cette formation de six mois : connaissance de la végétation montagnarde, adaptation aux conditions météorologiques. Et, bien sûr, les soins aux animaux. C’est ainsi que nous apprenons à piquer les animaux. Une seringue à la main, Olivier, ancien vendeur de voitures, est prêt à gagner la moitié de l’argent : « Le métier de berger, c’est au maximum 2 000 euros par mois.
“J’ai décidé de mettre mes curseurs à un niveau de vie différent, et je n’en suis pas mécontent.”
Olivier, ancien vendeur
à franceinfo
Noah, le benjamin de la promotion, 19 ans, ajoute, quant à lui, qu’il veut « rompre avec le monde internet d’aujourd’hui et être seul au pied de ma montagne sans qu’un patron ne me dise quoi faire ».
Séance de formation sur le traitement de la gale, au centre de formation de Côme-Saint-André en Isère, en mai 2022 (JEROME JADOT / RADIO FRANCE)
Des rêves de liberté qui attirent quatre fois plus de candidatures qu’il n’y a de places. Leur entraîneur, Yannick Croissier, doit parfois reformuler face à une vision idéalisée du métier : “Ce n’est pas une question de contemplation”, explique-t-il. Lors de l’allaitement à trois heures du matin en août, il fait parfois froid. sont très raides. On est dans un environnement qui peut vite devenir hostile. »
Parfois aussi avec un invité complexe : le loup, avec qui les apprentis apprennent à se débrouiller durant leur formation.
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