France

Avec son revers à une main, Diane Paris est une « amoureuse du beau jeu » (parfois un peu trop).

A Roland-Garros,

Beckhand avec une main pour combattre avec plaisir, le nom d’une déesse romaine et des baskets avec un parfum dans la meilleure tradition locale. C’était la France que nous aimons, lundi, pour le premier frisson palpitant de deux semaines signé Diane Paris, qui a sorti rien de moins que le titre en titre en simple et en double. Son nom ? On l’avait oublié comme vous, alors on vous rafraîchit la mémoire : une Barbara Kreichikova, toujours 2e mondiale des rayons malgré un trou noir de trois mois en février. Cela ressemble à une mauvaise blessure au coude et au manque de gaz qui va avec, à 6-1, 2-0. “Je me suis effondré physiquement, c’est aussi simple que ça.” Ne jouons pas non plus au meurtre : en ces temps de disette, c’est pris, comme dirait l’autre.

“Elle est amoureuse du beau jeu”

Surtout après que Diane Paris “a quelque chose”, comme l’a résumé Gonzalo Lopez, son entraîneur espagnol de 2018. Les adeptes des pièces de souche française ont relevé son petit nom de 2019 et sa victoire à 16 ans au premier tour de Roland. La plus jeune Française à avoir remporté un match dans la surface après Alize Cornet, rien que ça. Depuis? Plus qu’une progression régulière fulgurante et une première place mondiale chez les adolescents en 2019, avec les réserves que requiert ce type d’initiation précoce. Joël, le père, nous assure : « Elle n’a aucun problème avec la gestion des émotions. Ça ne monte pas très haut et ça ne descend pas très bas quand il y a des défaites. »

Encore un doux petit péché ? Cela devrait impressionner la galerie et vous rendre belle. Prenez son revers à une main, une rareté absolue maintenant sur la piste féminine, où il s’agit plutôt d’une foire à deux mains. “Elle a changé à l’âge de 12/13 ans, avant ça elle avait les deux mains, explique son père. Elle est amoureuse du beau jeu, et puis elle a été fan de Federer… des deux mains.” Même s’il n’est pas toujours efficace et est plus compliqué à mettre en place. Puis l’entraîneur sourit. “Diane, elle adore jouer la belle. Nous en Espagne disons que si vous voulez voir quelque chose de beau, vous allez au théâtre, ici vous devez gagner. Il faut qu’elle apprenne à cuisiner, qu’elle sache utiliser sa richesse quand elle doit couper, qu’elle prenne des risques, qu’elle mette la balle de l’autre côté. Parfois, elle est frustrée, mais elle a le jeu pour déstabiliser ses adversaires.

Autrefois après les adolescents

Entre les lignes, on comprend que la jeune fille doit apprendre à se faire mal : c’est le sens donné à sa tournée réussie en Amérique du Sud en fin d’année dernière. Des semaines de combats avec des joueurs locaux difficiles, des matchs avec de belles remontées qui durent des années et façonnent la jeunesse. Paul Ketin, son préparateur physique, est à moitié d’accord : “Diane est une vraie athlète. Hand, volley, basket, elle est très douée. Elle ne soupçonne pas le niveau de qualité athlétique qu’elle possède. Parfois, elle ne se rend pas compte qu’elle peut être encore meilleure sur le terrain. Il a tous les atouts à un très haut niveau. »

Top 100 sur 19, Pari, qui s’entraîne à dix minutes de Central, n’est pas loin derrière au programme : “Je ne me suis jamais fixé de moment précis pour atteindre certains classements ou certains objectifs, confiait-elle récemment à 20 minutes. Avec mon jeu, je sais que ça peut prendre du temps. Je ne me fixe pas d’objectifs de temps et je ne me mets pas la pression. J’ai fait de mon mieux pour gravir les échelons le plus loin possible. Je suis content, mais je ne compte pas m’arrêter là. Roland débute par la haie Osorio, un peu mieux classée, au 2e tour.

“S’il perd 6-4 en troisième, il ne faut pas désespérer et continuer à travailler”, prévient Julien Benneteau, le capitaine de la Fed Cup. Travailler pour atteindre le top 20, dit Gonzalo Lopez. “Alors, si elle veut être dans le top cinq, c’est à elle de décider ce qu’elle est prête à abandonner.” Tant que ce n’est pas de l’autre côté de la ligne, on signe.