En concertation avec les chefs de partis pour trouver des “solutions constructives” pour éviter l’impasse politique en l’absence de majorité au parlement, Emmanuel Macron a voulu prendre l’initiative, mardi 21 juin.
Mais signe que le chef de l’Etat reste le premier à manœuvrer, Elisée a rappelé qu’il serait le premier à “mener les concertations politiques nécessaires, en acceptant les chefs de partis susceptibles d’avoir un groupe à l’Assemblée nationale pour trouver d’éventuelles solutions « au service des Français ».
Une discussion “ouverte”, selon Christian Jacob
Après une discussion qualifiée de “franc-parler”, le chef LR Christian Jacob a redit que le parti de droite refuse d’entrer “dans toute logique de pacte”, même s’il ne sera “jamais” dans un “blocage des institutions”. “Nous serons la force de proposition, mais jamais de compromis”, a-t-il confirmé plus tard dans la journée.
Il n’y a pas d’obstacles systémiques à Le Pen
Marin Le Pen a affirmé qu’il n’y aurait pas “d’obstruction systématique”. L’ancien candidat à la présidentielle a ajouté : “Le problème n’est pas dans la personne d’Elizabeth Bourne, mais dans la politique qu’elle veut mener. J’ai rappelé au président qu’il serait plus fortement opposé à la réforme des retraites.”
Les socialistes sont prêts à aller de l’avant
A sa suite, le socialiste Olivier Faure a expliqué à Emmanuel Macron que les socialistes étaient “disposés” à “avancer” si le gouvernement prenait des mesures sur le pouvoir d’achat, notamment une augmentation du SMIC.
MoDem pour “l’unité nationale”
Le chef du MoDem François Bayrou, pilier de la majorité, a appelé à “se rapprocher le plus possible de l’unité nationale”. “C’est en travaillant ensemble, autant que possible, dans des débats respectueux et ouverts – même s’ils sont chauds – que nous ferons essentiellement ce que les citoyens attendent de nous”, a déclaré le leader centriste.
Le leader du PCF, Fabien Russell, a dû clôturer la marche avant qu’Emmanuel n’accueille mercredi Julien Bayou (EELV) et l’Insoumis Adrienne Quaterens et Matild Panot, réélu à la tête du groupe LFI.
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