Dans son allocution, Emmanuel Macron “a ouvert le début des négociations, le début du consensus et du compromis”, a indiqué le porte-parole du gouvernement, parlant d'”un parcours de quelques jours, voire de quelques semaines”.
La porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a déclaré ce matin à franceinfo qu'”il était important et attendu” que le président prenne la parole “pour expliquer ce qu’il avait entendu sur l’élection de dimanche”. “Il a rappelé que nous vivons une situation inédite dans laquelle la majorité et l’opposition vont devoir [trouvent] voies et moyens pour continuer à faire avancer le pays. Le Président de la République ne doute pas que l’opposition aura des propositions, des remarques, des critiques, des éclaircissements, des refus… concernant le projet que nous mettons en œuvre. Il attend de comprendre les lignes rouges et les lignes vertes à la place de ces textes », a expliqué Mme Grégoire.
Dans son allocution d’hier soir, Emmanuel Macron a demandé à l’opposition de se positionner dans un pacte de coalition ou par vote par texte au cas par cas. “Je n’ai pas entendu l’ultimatum. Il n’y a pas d’ultimatum ni de question pendant quarante-huit heures”, a insisté le porte-parole. “Je n’attends pas vos copies à mon retour.” C’est le début du voyage, pas la fin. Cela a marqué le début des négociations, le début du consensus et du compromis. On parle d’un voyage de quelques jours, voire de quelques semaines », a déclaré Mme Grégoire, ajoutant que « la main est tendue ».
“La main tendue à droite, à gauche, l’extrême droite comme l’extrême gauche, c’est-à-dire que vous tendez la main au RN comme à La France insoumise ? a demandé la journaliste Saliya Brahlia. “Le président s’adresse à tous ceux qui veulent faire avancer le pays. Le statu quo ne résiste à aucune force politique contre les Français. Nous sommes tous intéressés à trouver une voie et une façon d’avancer », a déclaré Mme Grégoire.
Peut-il y avoir une coalition avec le Rassemblement national ? “Le gouvernement ne peut pas refuser quand un député vote pour un article ou un amendement. Mais non : il n’y a pas une seule seconde, à un moment donné, l’idée de chercher des voix, des accords avec le Rassemblement national. Et pour La France insoumise ? “C’est pareil”, a assuré Olivia Grégoire.
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