France

Bursa va enfin récupérer le coût d’un enfant de huit ans privé de ses économies

NurPhoto via Getty ImagesVue du Ministère de l’Economie et des Finances à Paris. (photo d’illustration)

FINANCE – C’est la fin d’un long calvaire pour ce octogénaire. Francine Chafar, qui réclamait en vain depuis plusieurs années la restitution de près de 90 000 euros d’obligations d’État, a enfin retrouvé son épargne, a-t-on appris ce jeudi 2 juin auprès du Défenseur des droits.

Fin 2021, la défenseuse des droits Claire Hedon a décidé de divulguer exceptionnellement le cas de cette femme, malgré le refus répété du ministère des Finances de rembourser la somme en cause.

“Je peux confirmer que Bercy a accédé à la demande de règlement équitable du Défenseur des droits, qui a conduit à la décision de redressement”, a indiqué l’institution à l’AFP, confirmant l’information du Parisien.

L’affaire remonte à 1996, lorsque Francine Shafard et son mari, décédé depuis, ont acheté 72 obligations d’État d’une valeur de 89 944,92 euros, valables 30 ans à l’époque.

En 2008, cependant, une modification de la loi a changé leur validité : ils seront désormais prescrits ou expireront en 2013. Malgré plusieurs déplacements à sa trésorerie locale à Toulon pour des bons de caisse entre 2009 et 2011, personne n’avait celui de Chaffard. modification, a-t-elle confirmé.

“Vous ne devriez jamais renoncer à vos droits”

A tel point qu’en 2017, alors qu’elle demandait à être remboursée d’autres bons, elle se voit refuser puis contacte le défenseur des droits, qui demande à plusieurs reprises au ministère des Finances de demander ce remboursement au nom de “l’équité”.

Interrogé en novembre, le ministre de l’Economie Bruno Le Mer a assuré que ses services allaient étudier le dossier.

“Ce que je veux que les gens retiennent de cette histoire, c’est qu’il ne faut jamais renoncer à ses droits”, a déclaré jeudi à l’AFP Claire Hadden.

“Parfois, les gens font face à un long mur de silence. Que les administrations ne sont pas responsables. Que les gens se sentent abandonnés par l’administration. Mais le déni ne doit pas être une porte de sortie pour les personnes en difficulté. “Les droits doivent toujours prévaloir”, a-t-elle insisté.

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