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ce que l’on sait après l’inculpation de l’officier responsable de la fusillade mortelle

Le policier qui a tué par balle un conducteur de 24 ans mercredi alors qu’il refusait d’obéir à Nice (Alpes-Maritimes) a finalement été inculpé de violences volontaires vendredi 9 septembre. De leur côté, les proches de la victime l’accusent de meurtre. Voici ce que nous savons de l’affaire.

La suite des événements

Les faits se sont déroulés mercredi vers 16h30, lorsqu’une voiture a été repérée sur la voie express “roulant dangereusement en zigzag”, a rapporté la Direction de la sécurité publique. La police a alors tenté d’intercepter ce véhicule “après qu’il eut adopté un comportement dangereux”, détaille un communiqué du procureur de Nice Xavier Bonhomme. Le conducteur de la voiture a refusé de s’arrêter, a dévalé l’avenue Henri-Matisse avant de faire demi-tour et “de plein fouet avec la voiture de police qui le poursuivait”.

“Après avoir averti à plusieurs reprises” le conducteur de sortir du véhicule, le passager de l’équipe de police présente sur les lieux a tiré une fois par la fenêtre sur le conducteur. Cette version des faits est “confirmée par des témoins présents sur les lieux”, assure le procureur. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montraient le policier faisant usage de son arme alors que le véhicule était à l’arrêt après avoir fait marche arrière de plusieurs mètres pour tenter d’échapper à la collision avec la voiture de police. Le conducteur est décédé sur place après que les ambulanciers ont tenté de le réanimer.

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Le conducteur était déjà connu de la police

Le conducteur est un jeune homme de 24 ans voyageant sans permis dans une voiture volée. La victime a déjà été condamnée, « notamment pour conduite sans permis, infraction à la législation antidrogue et vol et recel de vol », a précisé le procureur.

Il était accompagné d’un passager qui a été arrêté et placé en garde à vue “pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, recel de vol et refus d’obtempérer”. Cet homme a 26 ans. Il est inconnu des services de police, mais selon le procureur, il se trouve en territoire illégal sur le territoire français. Il sera remis à un juge d’instruction pour mise en accusation, et le procureur sollicite la détention provisoire “en garde à vue”.

Officier accusé de “violence intentionnelle avec arme”

L’officier qui a utilisé son arme a été inculpé de “violence intentionnelle avec une arme causant la mort sans intention” et il lui est interdit de porter une arme, ont indiqué les procureurs. Désormais sous contrôle judiciaire, le jeune homme de 23 ans, adjoint à la brigade de sécurité routière, a été placé en garde à vue par la police dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte “pour déterminer de manière contradictoire et sous la direction d’un coroner, les circonstances exactes de l’incident”. tir “. De son côté, l’IGPN, la police, a été inculpée d’une enquête pour meurtre avec préméditation.

L’avocat du policier, Laurent-Franc Lénard, a répondu vendredi à franceinfo : “Notre client est dévasté par le drame qui s’est déroulé (…). Il n’a jamais voulu une issue aussi tragique”, confirme-t-il. Le policier “sera désormais soumis aux poursuites judiciaires engagées et qui devront établir s’il a commis une infraction ou s’il est reconnu qu’il a régulièrement exercé son droit”.

Les proches de la victime dénoncent un “meurtre”

Le scénario du parquet est rejeté par les proches de la victime, pour qui « il est évident que nous avons [affaire] de meurtre, il n’y a pas de discussion là-dessus », a déclaré l’un des avocats de la famille, Me Sefen Guez Guez. La réaction du policier « est manifestement disproportionnée », a insisté cet avocat du barreau de Nice : « Quelles que soient les circonstances ou la réalité de son comportement antérieur, il n’y a aucun danger de mort pour justifier de tuer cet homme de sang-froid.”

Interrogé sur les images du drame jeudi matin par franceinfo, le directeur général de la police nationale, Frédéric Vaux, a évoqué la “gravité et la violence de certaines images”. “Dans un cas comme celui-ci, toute l’action doit être analysée. Ce qui s’est passé avant, dans l’environnement. La perception que les policiers ont pu avoir au moment de l’intervention », a-t-il insisté.