Elle avait alors neuf ans. Aujourd’hui, elle aurait 24 ans. C’est presque le même âge qu’Olivier Dubet, qui a fréquenté la même école que Cédrica Provencher.
A notre âge… Nous étions un peu plus naïfs. On savait qu’on en parlait beaucoup à l’école, mais on était plus ou moins conscients des conséquences que ça pouvait avoir, raconte M. Dubé, aujourd’hui papa.
Cependant, il en ressent rapidement les répercussions à ce stade de sa vie familiale.
“Avec nos parents, on a vraiment vu l’avant et l’après. On ne pouvait plus aller jouer seul dans les parcs, même en pleine journée, à l’heure du déjeuner, quand il y avait beaucoup de parents. Nos parents devaient encore être là pour nous surveiller. »
— Citation d’Olivier Dubet
Sa femme, Stéphanie Loubier Tardif, estime que l’histoire de cette petite fille, qui a presque son âge, a marqué sa propre conception de la sécurité. Je ne fais confiance à personne aujourd’hui. Cette histoire est encore fraîche dans nos mémoires.
Aujourd’hui, le 31 juillet est reconnue comme la Journée mondiale de prévention de l’enlèvement d’enfants, une initiative du grand-père de la jeune fille disparue, Henri Provencher, qui a créé la Fondation Cédrika Provencher pour sensibiliser les Québécois à cette cause.
« Des histoires comme celle de Cédrika nous ont sensibilisés et nous suivent encore à l’âge adulte avec des enfants. »
—Cité par Elizabeth Forcier Bergeron
Mme Bergeron, qui est maman, explique que ses enfants ont des cours à rentrer le soir et qu’elle est toujours inquiète lorsqu’ils vont dans les parcs.
On ne sait toujours pas qui est responsable de l’enlèvement et du meurtre de Cédrika Provencher.
Les ossements de la jeune fille ont été retrouvés en 2015 dans un boisé près de l’autoroute 40 à la frontière entre Trois-Rivières et Saint-Maurice.
Avec les informations de Magalie Masson
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