Étude Libé
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Selon la première expertise balistique révélée par “Libération” et “Mediapart”, le policier accusé de “meurtre avec préméditation” a tiré plusieurs coups de feu depuis le côté et à l’arrière de la voiture. Ce sont eux qui ont peut-être causé la mort de deux des habitants le 24 avril.
Ce soir, dimanche 24 avril, Emmanuel Macron venait d’être réélu pour un second mandat, son discours de victoire prononcé devant ses partisans au Champ-de-Mars. Vers minuit, cinq hommes en uniforme s’approchent d’une Volkswagen Polo gris foncé garée près du Pont-Neuf, à quelques kilomètres du centre de Paris, pour vérifier ses occupants. A l’intérieur se trouvent deux frères, Fadjigui N., 25 ans, et Boubacar C., 31 ans, et Yann M., 42 ans. La voiture a démarré. Quelques secondes plus tard, le véhicule a été encastré dans un trottoir parsemé de neuf obus tirés par un fusil d’assaut de la police. Mortellement touchés par balles, les deux premiers sont morts sur le coup et le troisième a été blessé au bras.
L’officier Quentin L., l’auteur de la séquence, a réitéré qu’il “vu mourir”, qu’il a “vu [sa] rouleau de vie “, pour s’expliquer sur ses tirs lors de ses auditions devant l’Inspection générale de la police (IGPN). L’agent qui a été accusé notamment de “meurtre volontaire”…
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