UNE ANALYSE – Si la nomination de cet universitaire, spécialiste de la question des minorités, divise la classe politique, elle provoque aussi un vif débat dans le monde intellectuel.
Pierre-André Tagiev avoue avoir été interrompu par un “moment d’étonnement”. Alain Finkilkraut n’a pas non plus caché sa surprise à l’annonce du nom de Pap Ndiaye au ministère de l’Education. Si la nomination de cet universitaire, spécialiste de la question des minorités, divise la classe politique, elle provoque aussi un vif débat dans le monde intellectuel. Les tenants des écoles laïques et républicaines voient cette nomination et l’expulsion de Jean-Michel Blanker comme un mépris. Ils craignent que Papa Ndiaye n’introduise la pensée décoloniale dans l’éducation nationale. Les tenants du multiculturalisme, en revanche, espèrent que le nouveau ministre, qui revendique un engagement antiraciste, changera le modèle universaliste qu’ils jugent dépassé et hypocrite.
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Dans le premier camp, Alain Finkilkraut, s’il veut éviter les procès d’intention, exprime son inquiétude : « Le pape Ndiaye n’a jamais parlé d’effondrement du savoir…
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