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“Cet aéroport pue !” lance un américain coincé à Montréal Trudeau

Passagers sédentaires, dormant à même le sol, accumulation de déchets, toilettes surchargées, centaines de valises empilées ; l’achalandage élevé à Montréal-Trudeau se fait littéralement “ressentir” dans l’aérogare le mercredi matin.

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Accueilli par TVA Nouvelles, l’Américain a littéralement lâché “cet aéroport pue”, non seulement à cause de l’odeur de l’environnement, mais aussi à cause de la désorganisation complète constatée sur place.

Encore mercredi matin, plusieurs des personnes que nous avons rencontrées étaient là depuis mardi, et plusieurs qui avaient voyagé notamment avec Air Canada n’avaient pas de réponses à leurs questions.

“Mon dernier vol avec Air Canada devait être il y a un an et demi, pour être honnête, mais nous sommes au Canada et séparés de l’Europe, quel autre choix avons-nous ? Ils se soucient de leurs clients. Et quand tu essaies de parler à quelqu’un, je comprends qu’il soit débordé, il ne veut pas t’aider”, a expliqué un homme qui ne sait pas voler.

Le discours est le même pour un jeune homme lui aussi bloqué à Montréal-Trudeau et sans service de sa compagnie aérienne.

« Il faut faire quelque chose ! Le personnel à qui j’ai parlé m’a dit que c’était le cas depuis très longtemps. »

Une jeune femme pleure : en plus de ne pas avoir de vol, Air Canada lui demande de payer pour qu’elle puisse en prendre un autre.

“Notre vol a été annulé, personne ne peut nous aider. Chaque fois que nous cherchons de l’aide, on nous dit qu’il n’y a plus de vol. On doit payer un autre vol alors qu’on n’a même pas utilisé notre vol !”, a condamné la femme.

La situation est telle que le PDG d’Aéroports de Montréal a évoqué mardi soir l’idée d’abandonner certaines destinations au départ de Montréal.

“Nous avons embauché et surtout essayé de garder nos gens. Imaginer pour ces gens essayer de travailler dans ces conditions n’est quand même pas facile… » ​​a expliqué Philippe Rainville, PDG d’Aéroports de Montréal.

Les employés qui y travaillent doivent être certifiés par Transports Canada pour travailler dans les airs, ce qui rend l’embauche plus difficile.