Une semaine après les événements du Stade de France en marge du match Liverpool-Real Madrid et ces images montrant des policiers en uniforme gazant des supporters britanniques, un nouveau contentieux concerne la préfecture de police de Paris.
Il y a des vidéos sur les réseaux sociaux de policiers gazant des passagers essayant de monter à bord d’autobus de remplacement devant la gare de l’Est (Xe) après l’annulation de trains à la suite de violentes tempêtes qui ont frappé l’île de France.
“Tout le monde veut sa place dans le bus et il y avait un peu de monde”
“Il y avait beaucoup de monde et beaucoup de policiers pour tout limiter”, raconte Franck, un habitant de la Seine et Marne, qui fréquentait la gare de l’Est samedi soir 4 juin. Les gens en ont marre et tout le monde veut sa place dans le bus et il y avait un peu de monde. À un moment donné, nous avons vu un grand courant de fumée. C’était un policier qui venait d’utiliser des gaz lacrymogènes. Il y avait foule, mais ce n’était pas de la violence. Nous ne comprenons vraiment pas la raison. C’est alors que les gens ont commencé à se battre davantage, en particulier ceux qui étaient touchés et apparemment désorientés. »
Situation chaotique à la Gare de l’Est.
Gaz lacrymogène utilisé sur les passagers essayant de monter à bord des bus de rechange après une panne.
“On veut des bus, pas des flics” pic.twitter.com/fLvE69Glgx
— Clément Lanot (@ClementLanot) 4 juin 2022
Le journaliste indépendant Clément Lano a filmé la scène et l’a publiée sur les réseaux sociaux. On entend des cris : « Reculez ». Puis un policier a dit à un homme : « Les mouvements de foule tuent des gens, monsieur. Quelques secondes plus tard, les passagers se sont étreints et se sont frottés les yeux. Les passagers disent : « Nous voulons des bus, pas des flics.
“La priorité des bus était les femmes et les enfants”
Répertoriée ce dimanche par Le Parisien, la Préfecture de Police de Paris (PP) a expliqué qu’« après que la circulation a été perturbée, un attroupement très important a été observé à la Gare de l’Est, ce qui a nécessité l’intervention de la police, SUGE (sécurité ferroviaire) et Bac 75-N (Escouade des crimes de nuit). PP poursuit : « Il y a eu une désorganisation, car la priorité des bus était les femmes et les enfants. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés au moins une fois pour repousser la foule. »
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