L’État accorde cette exonération pendant six mois en raison des problèmes d’approvisionnement en huile de tournesol auxquels les producteurs sont confrontés.
L’Etat a autorisé mardi les producteurs de margarine, chips, sauces, biscuits ou cocottes à remplacer l’huile de tournesol dans leurs recettes jusqu’à six mois sans changer son emballage en raison des difficultés d’approvisionnement dues à la guerre en Ukraine. Les industries qui feront cette demande de dérogation pourront utiliser, par exemple, l’huile de colza, a indiqué mardi Bercy après consultation des industriels et des associations de consommateurs. “Nous saluons cette décision. Certains emballages devront être modifiés dans un délai de deux mois, ce délai est court, mais nous nous adapterons », a déclaré Jérôme Foucault de l’Association des entreprises de transformation alimentaire (Adepale).
Un tout autre récit de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir : “Nous ne sommes pas contents. Bien sûr, il y aura des informations générales sur les rayons indiquant des banderoles indiquant que les recettes ont été modifiées pour avertir les consommateurs, mais nous avons demandé que la liste exacte des produits concernés soit rédigée, ce qui ne sera pas le cas », a précisé Olivier Andro. , en charge de la politique alimentaire au sein de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.
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Les fabricants auront six mois pour changer leur emballage, mais ils devront vraiment indiquer sur l’emballage il y a deux mois qu’un changement de recette a été effectué, sans forcément préciser lequel. En cas d’ajout de produits allergènes ou dans le cas où l’emballage comporte des allégations qui ne sont plus vraies, comme “100% bio” ou “sans huile de palme”, par exemple, l’indication d’autre part, le changement de recettes doit être immédiat. “Il y aura des informations sur l’emballage. Nous nous en félicitons car l’information pour les consommateurs est claire », a déclaré Olivier Andro, chargé de mission politique alimentaire à l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.
Modifications répertoriées sur Internet
Les éventuelles modifications de recettes annulées seront mises en ligne sur le Site Internet de la Répression des Fraudes (DGCCRF), Direction du Ministère de l’Economie. Selon Bercy, plusieurs centaines voire un millier de références peuvent faire l’objet de ces demandes de dérogations, notamment des produits frits comme des chips ou des frites, ou panés, ou encore de la margarine, des sauces, des pâtes, des conserves au beurre…
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Les industriels ont fait appel il y a quelques semaines aux services de Bercy pour alerter sur les tensions sur l’approvisionnement en huile de tournesol et demander l’autorisation de modifier les recettes. L’ONG Foodwatch a alors insisté sur la nécessité d’une “transparence totale” et a répondu mardi en saluant “les efforts de transparence des autorités”. Cependant, il alerte “sur le casse-tête de l’accès à l’information des consommateurs”, au mieux par des autocollants sur les emballages – “mais pas toujours” – ou par un QR code dans les magasins qui renvoient au site. Répression des Fraudes sur Internet (DGCCRF).
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