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cinq étrangers qualifiés de “mercenaires” par les séparatistes

Des séparatistes soutenus par Moscou dans l’est de l’Ukraine ont entamé lundi le procès de trois Britanniques, un Croate et un Suédois accusés d’avoir combattu avec l’armée ukrainienne, ce qui pourrait leur valoir la peine de mort. La “Cour suprême” de la région séparatiste de Donetsk a ouvert le procès de John Harding, Andrew Hill, Dylan Healy du Royaume-Uni, ainsi que du Croate Vekoslav Prebeg et du Suédois Matias Gustafsson, ont rapporté les médias russes.

Harding, Prebeg et Gustafsson, capturés dans la zone du port ukrainien de Marioupol, assiégé et bombardé pendant des semaines par l’armée russe, écopent de la peine de mort, selon un juge cité par l’agence de presse TASS. Selon l’agence de presse Ria-Novosti, ces trois hommes, qui risquent d’être exécutés, sont poursuivis pour tentative de “prise du pouvoir par la force” et pour “participation à un conflit armé en tant que mercenaire”.

Le Britannique Andrew Hill n’est accusé que de mercenaire, tandis que Dylan Healy est jugé pour “participation au recrutement de mercenaires” au profit de l’Ukraine, rapporte l’agence de presse RIA-Novosti. Le tribunal a indiqué que le procès contre les cinq accusés ne reprendrait que début octobre, sans donner d’explication sur les raisons de ce retard. Ils ont tous plaidé non coupable, selon les médias russes.

Début juin, deux combattants britanniques et un Marocain avaient déjà été condamnés à mort par des séparatistes à Donetsk. Ils ont fait appel de cette décision. La Russie applique un moratoire sur la peine de mort depuis 1997, mais ce n’est pas le cas dans les deux territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine. Le 24 février, le président russe Vladimir Poutine a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine, dont les forces ont depuis opposé une résistance farouche au pire conflit européen depuis la Seconde Guerre mondiale.