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Cole Coffield, mini-Ovechkin | La Gazette de Montréal

Cole Coffield a maintenant marqué sept buts en neuf matchs. Nous pensions que s’il marquait 30 ou 35 cette année, ce serait formidable. Il est sur un rythme de 60 buts là-bas et je pense qu’il n’y a pas de plafond dans son cas.

Depuis les bonnes années de Stefan Risher, je ne me souviens pas avoir vu un joueur canadien avec le potentiel de marquer 50 buts en une saison, et quand je vois le partenariat qui existe entre lui et Nick Suzuki, c’est vraiment encourageant.

Les deux se complètent à merveille. Caufield laisse Suzuki prouver qu’il est un bon capitaine car ce dernier n’hésite jamais à lui passer la rondelle. Même en bonne position, Suzuki sacrifie parfois un tir au profit d’une passe à Coffield. C’est à la fois astucieux et généreux. C’est ainsi que se développe une chimie.

Même en cas de défaite, les partisans des Canadiens peuvent enfin voir un spectacle et rêver d’une formation dominante un jour au Centre Bell.

Mini Ovie

Caufield est un mini-Ovie ! Il me rappelle mon ancien coéquipier Alexander Ovechkin à bien des égards. Avant tout, ils aiment tous les deux marquer des buts et cela se voit dans le sourire de Coffield. Ce sont des gars qui veulent marquer encore et encore.

Ils tirent de partout et peuvent marquer de partout. Ils n’ont jamais assez de buts, que ce soit à l’entraînement, à l’échauffement ou en match.

Caufield développe avec Suzuki cette synergie que j’ai vue à Washington entre Ovechkin et Nicklas Bäckström. J’étais leur gardien et même pendant les matchs il y avait des moments où je devenais fan. J’ai adoré les voir ensemble.

Évidemment, ils n’ont pas marqué tout le temps, mais ils ont fait des jeux à couper le souffle. C’était absolument magnifique. Après le match, gagné ou perdu, les spectateurs ont eu leur argent. Je vois la même chose à Montréal et on peut tous s’exclamer “Enfin !”

Je pense que Coffield a beaucoup appris l’année dernière. C’était la traversée du désert avant son éclosion en seconde partie de saison. Il a compris ce qu’il devait faire pour réussir. Il a encore beaucoup à apprendre, mais marquer des buts est dans son sang.

personnage

En parlant d’alchimie avec les Canadiens, ça ne se limite pas à Caufield et Suzuki. L’équipe fait preuve de beaucoup de caractère et ce que j’aime, c’est que quoi que décide l’entraîneur, tout le monde semble accepter son rôle, y compris les vétérans.

Ce n’était pas encourageant de voir les Canadiens reprendre la route après deux défaites à domicile contre les Stars et le Wild, mais les hommes de Martin’s St. Louis ont remporté des victoires à Buffalo et St. Louis.

Saint-Louis ne doit rien à personne et fait les ajustements nécessaires. Il apprend à connaître ses joueurs et la façon dont il gère ses gardiens reflète sa façon de diriger. Je me demande aussi si on ne va pas se battre devant le but au bout d’un moment car Samuel Montembo progresse.

J’ai dit que je voulais voir un peu plus d’agressivité de sa part, et si ça ne venait pas verbalement, au moins ça se voyait devant le filet. Il fait preuve d’une grande confiance et contrairement à l’année dernière, il n’encaisse pas trop ce fameux but qui mine le moral de l’équipe. Nous pensons qu’il a gagné le respect de ses coéquipiers.

En bref, nous voyons beaucoup de points positifs jusqu’à présent.

– Interview de Gilles Moffet

COLLATIONS

Bravo Samuel !

Je suis vraiment content pour Samuel Poulin, qui a fait ses débuts dans la LNH avec les Penguins de Pittsburgh la semaine dernière. Je l’ai connu très jeune car je jouais avec son père, Patrick, et nous avons toujours gardé contact. Pat était mon colocataire sur la route lors de sa dernière saison. Il peut être fier de son homme et je lui souhaite une très longue carrière.

Coyotes et Nordiques

Parlant de la situation loufoque des Coyotes de l’Arizona sur TVA Sports, mon ancien entraîneur Michel Therrien a jeté une douche froide sur ceux qui espéraient encore le retour des Nordiques au Québec. Il ne pensait pas qu’il verrait cela de son vivant, a-t-il dit. Je ne pense pas que cela arrivera à l’ère de Gary Bettman, mais il devra prendre sa retraite un jour. Peut-être que les choses vont changer à ce stade et je l’espère. La rivalité Canadiens-Nordic a marqué mon enfance et j’aimerais bien la revoir.

Un autre record québécois

Marc-André Fleury a établi un nouveau record ce week-end avec sa 62e victoire en fusillade en carrière, dépassant l’ancien meneur Henrik Lundqvist. Ce n’est certainement pas la Coupe Stanley, mais Fleury peut en être fier. J’admire ces records, qui sont associés à la longévité d’un athlète, et à 37 ans, Fleury est dans une condition physique admirable. Un autre record appartenant à un gardien québécois.

Le record de Howe à portée d’Ovie

Il semble qu’Alexander Ovechkin établisse de nouveaux records chaque mois. Cette fois, il a défié le légendaire record de Gordie Howe de 786 buts en carrière avec la même équipe, les Detroit Red Wings. Ovi, qui se targue d’être une “capitale”, en a 784.