Le trafiquant a été acquitté de l’homicide involontaire de Gérard A., décédé entre le 7 et le 9 juin 2021, après lui avoir acheté du crack, une substance dérivée de la cocaïne.
Un trafiquant de crack du nord-est parisien a été libéré lundi 22 août à Paris, où il était jugé pour homicide involontaire après la mort d’un de ses clients. “Je ne lui ai pas donné le produit qui a causé sa mort”, s’est défendu lundi Ahmed Bomo devant le tribunal correctionnel de Paris.
Ce trafiquant de crack de 24 ans, né au Gabon et illégalement en France, a été acquitté de l’homicide involontaire de Gérard A., décédé entre le 7 et le 9 juin 2021, après lui avoir acheté du crack, une substance dérivée de la cocaïne. Aussi connu sous le nom de « Napolitano », il a cependant été condamné pour trafic de crack à 3 ans de prison avec détention prolongée et interdiction définitive du territoire français.
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Son complice et colocataire, également jugé ce jour-là, a été emprisonné pendant 18 mois. “Aucun lien de causalité n’a été établi entre la transaction et le décès de Gérard A.”, a motivé le tribunal, notant l’absence de rapport d’autopsie permettant de déterminer la date et l’heure du décès et d’une expertise comparant le produit vendu et ingéré.
Le 9 juin 2021, les pompiers ont retrouvé le corps de Gérard A. dans son appartement. L’analyse toxicologique a montré que le décès était le résultat d’une intoxication à la cocaïne ingérée dans les heures précédant le décès. Des analyses de télésurveillance et de vidéosurveillance ont permis de retracer une transaction dans le quartier de Stalingrad, lieu connu de vente et de consommation de crack à Paris, et de remonter jusqu’à Ahmed Bomo.
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“Ce que je lui ai donné, ce n’est même pas un demi-gramme”, a déclaré le prévenu, déjà condamné à plusieurs reprises pour trafic de drogue, qui se dit également consommateur. Même moi j’ai fumé ce produit. “Lorsque le commerçant vend, il est responsable de tous les dommages directs causés par son produit”, a répondu l’avocat des parties civiles, Maître Philippe Ohayon. La sœur de la victime, présente au nom de la partie civile, a précisé que Gérard A. souffre de dépression, de trouble bipolaire et d’un problème de toxicomanie. Mais selon elle, il n’avait aucune intention suicidaire. “Il savait très bien gérer sa façon de consommer”, a-t-elle expliqué à la barre. Cependant, lorsque la libération a été annoncée, elle n’a pas pu contenir sa colère. Elle a dû être évacuée de la chambre par les policiers présents.
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