Lors d’une conférence de presse où il a fait le point sur la pandémie de COVID-19 avec la Dre Caroline Quach-Tan, présidente du Comité d’immunisation du Québec (CIQ), le Dr Boileau a annoncé que les personnes qui le désirent pourront recevoir le nouveau vaccin à partir de jeudi dans la plupart des centres de vaccination et peut-être vendredi matin pour certaines régions plus reculées.
Le vaccin dit de rappel bivalent est fabriqué par Moderna. Approuvé début septembre par Santé Canada, il cible le virus SARS-CoV-2 original 2019 ainsi que la variante Omicron.
Par conséquent, il offre une meilleure protection contre les variants d’Omicron que le vaccin de première génération, selon des études menées sur la génération d’anticorps chez l’homme, a expliqué le Dr Carolyn Quach-Tan.
“Ce que nous voyons, c’est qu’avec le vaccin bivalent, nous avons environ 1,6 fois plus d’anticorps neutralisants contre les variantes d’Omicron qu’après une dose de rappel. […] vaccin d’origine. »
— Citation de Dre Carolyn Quach-Tan, pédiatre, microbiologiste en infectiologie et présidente du Comité québécois d’immunisation
Comme il s’agit d’un vaccin bivalent BA.1, la réponse contre les variantes BA.4 et BA.5 est légèrement pire, a déclaré Quach-Thanh. Il reste toujours à un rapport d’environ 1,6 fois, mais la quantité d’anticorps neutralisants produits est moindre contre BA.4 et BA.5 en raison de l’évasion immunitaire que nous voyons avec les nouvelles variantes.
A partir de jeudi midi, les personnes se rendant dans les centres de vaccination auront donc le choix de se procurer le vaccin original ou le bivalent, a expliqué le Dr Boileau, qui n’a toutefois pas été en mesure de dire ce qu’il adviendrait des stocks actuels de vaccins monovalents, qui sont encore sont toujours efficaces. Le directeur de la santé publique a toutefois promis de se renseigner.
Aux personnes qui pourraient être tentées d’attendre la sortie d’une prochaine version encore plus efficace du vaccin, le Dr Quach-Thanh a expliqué que les vaccins actuellement disponibles sont efficaces. L’idée n’est pas d’attendre un vaccin spécifique, mais de vacciner au bon moment pour être prêt quand la vague montera.
Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, seulement 23 % des Québécois ont actuellement une couverture vaccinale COVID à jour.
La campagne élargie de vaccination contre la grippe
Comme l’arrivée de l’automne est aussi une période propice à la propagation de la grippe saisonnière, la santé publique a décidé cette année d’augmenter sa campagne de vaccination contre la grippe, qui débutera début octobre, plutôt qu’en novembre, comme c’est habituellement le cas.
La vaccination contre la grippe sera disponible en même temps que la vaccination contre la COVID, a précisé le Dr Boileau.
“Nous avons vu ce qui se passe dans l’hémisphère sud, et ce que nous avons vu, c’est que l’activité grippale y est plus précoce que la moyenne des cinq dernières années. »
— Citation du Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec
Selon le Dr Quach-Thanh, les personnes qui le souhaitent peuvent recevoir à la fois le vaccin contre la grippe et le vaccin COVID-19 en une heure. Des études ont montré que la production d’anticorps contre les deux vaccins n’est pas affectée par leur co-administration, a déclaré Quach-Thanh.
COVID-19 : le nouveau vaccin de Moderna arrive demain Dois-je le prendre maintenant ou attendre ? Nous en parlons avec le directeur de la santé publique, le Dr Luke Boileau.
Des données encourageantes
Pendant ce temps, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est toujours en baisse au Québec grâce à la saison chaude prolongée, s’est réjoui le directeur national de la santé publique. Autre élément encourageant, nous continuons à constater une baisse de l’absentéisme [dues à la COVID-19] dans le réseau de la santé, a poursuivi le Dr Boileau en soulignant que le nombre d’absentéisme lié à la COVID-19 n’a jamais été aussi faible en 2022 dans le réseau.
Les hospitalisations liées à la COVID-19 sont en baisse de 20 % cette semaine, selon le Dr Boileau.
Dans son dernier bilan, publié mercredi, la santé publique fait état de 3.457 agents de santé absents pour des motifs liés à la maladie (retrait préventif, isolement, attente des résultats, etc.). Le rapport fait également état de 924 nouveaux cas, 13 nouveaux décès et 78 hospitalisations supplémentaires par rapport à la veille.
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