France

Covid : tests aux frontières, fin des prisons et couvre-feux… qu’y a-t-il dans la facture sanitaire ?

Ce lundi 25 juillet, l’Assemblée nationale a approuvé le projet de loi santé, lundi 25 juillet, dans une version issue d’un accord avec le Sénat en commission paritaire paritaire.

Il a fallu des débats houleux, mais c’est à peu près tout. L’Assemblée nationale a finalement voté ce lundi après-midi sur le projet de loi Covid avec 184 voix “pour” et 149 “contre”. Après une visite au Sénat, un accord sur un nouveau texte a été trouvé entre les deux chambres en commission mixte (CMP), a indiqué franceinfo.

Le projet de loi “mettant fin aux régimes d’urgence instaurés pour lutter contre l’épidémie liée au Covid‑19” a été adopté par 184 voix contre 149. Le texte, fruit d’un compromis entre parlementaires, doit désormais être définitivement adopté par le Sénat demain. #DirectAN #Covid19 pic.twitter.com/ZVGPjMARGx

– LCP (@LCP) 25 juillet 2022

Sortir du pass santé

Dans le nouveau projet de loi, il sera possible pour le gouvernement, en cas d’apparition d’une nouvelle variante alarmante, de ne pas exiger la carte sanitaire (qui inclut la vaccination) aux frontières françaises, mais un “simple” test négatif, rappelle Informations TF1.

Une mesure qui s’applique également aux passagers voyageant entre l’outre-mer et la France métropolitaine. Le gouvernement pourra mettre en place ce contrôle sanitaire par décret dans deux mois, au lieu du mois initialement prévu par le Sénat. De plus, un vote au parlement sera nécessaire.

…et les confinements et les couvre-feux

Le texte abroge formellement au 1er août la partie du code de la santé publique liée à l’urgence sanitaire, ainsi que le dispositif de gestion de crise sanitaire, marquant un retour au droit commun.

Les mesures de limitation de la vie quotidienne prévues dans ces régimes – carnet de santé, port obligatoire du masque, isolement, couvre-feu, etc. ne peut pas être récupéré.

Vers la réinsertion des soignants non vaccinés

C’est un sujet qui divise : la question de la réinsertion des soignants non vaccinés, alors que diverses autorités scientifiques oscillent entre réticences et “fortes oppositions” à une telle éventualité.

L’obligation de vacciner les soignants sera levée dès que la Haute Autorité de santé estimera qu’elle n’est plus justifiée, et les soignants non vaccinés seront “immédiatement réintégrés”.

Enfin, le texte permet la prolongation des outils de surveillance de l’épidémie SI-DEP jusqu’au 30 juin 2023, et du contact Covid jusqu’au 31 janvier 2023.

Cette version, désormais validée par l’Assemblée nationale, doit être définitivement approuvée ce mardi 26 juillet par les sénateurs.