France

Débat des chefs sur l’environnement Lego ferme la porte, l’opposition accepte l’invitation

François Lego n’entend pas participer au débat des chefs, qui traite “exclusivement” de l’environnement et de la crise climatique, comme l’affirme un collectif d’une vingtaine d’organisations environnementales. Cependant, l’un de ses candidats peut être là. Les dirigeants des partis d’opposition ont eux-mêmes accepté l’invitation lundi.

Publié à 13h46 Mis à jour à 14h36

Henri Wellet-Vezina La Presse

“Nous n’avons reçu aucune demande de cette coalition pour participer à ce débat. Au besoin, nous pouvons confirmer la présence d’un ou plusieurs de nos candidats. Le Premier ministre participera aux deux débats officiels. “Au cours de ces débats, les questions environnementales et la crise climatique joueront certainement un rôle important”, a déclaré lundi le bureau du Premier ministre lors d’un vote de son porte-parole, Ewan Soves.

L’an dernier, la CAQ a accepté de participer à un total de 278 débats, dont ceux avec ses candidats. Nous rappelons en coulisses que les organisations doivent d’abord envoyer une invitation formelle afin qu’une décision puisse ensuite être prise sur l’identité de l’élu envoyé à chacun des débats.

À La Presse lundi, le groupe Vire au vert a appelé à un débat entre dirigeants sur la crise climatique lors de la prochaine campagne. La coalition est composée de plusieurs groupes environnementaux, tels qu’Équiterre, l’Association québécoise des médecins de l’environnement (AQME), la Fondation David Suzuki, Greenpeace, Eau Secours, Nature Québec et la Société de la nature et des parcs (SNAP Québec).

“Pas un sujet comme les autres”

Au meeting de solidarité de Québec, l’interlocuteur Gabriel Nado-Dubois a confirmé sa présence lundi, exigeant la même chose de son adversaire caquiste. “J’accepte l’invitation et demande officiellement à François Lego d’en faire autant. “La crise climatique n’est pas un sujet comme les autres, c’est le plus grand défi de notre époque”, a-t-il déclaré, accusant le Premier ministre d’avoir “des factures à payer” pour son “mauvais bilan environnemental” au cours des quatre dernières années.

PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES DE LA PRESSE CANADIENNE

Au meeting de solidarité de Québec, l’interlocuteur Gabriel Nado-Dubois a confirmé sa présence lundi, exigeant la même chose de son adversaire caquiste.

« Persévérance du troisième lien, relèvement de la norme du nickel dans l’air, incapacité à atteindre nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre : la moindre des choses est que [François Legault] accepter l’invitation des écologistes à venir en discuter », a insisté M. Nado-Dubois.

Le chef libéral Dominic Anglade a également déclaré sur Twitter que “le défi du 21e siècle est de lutter contre le changement climatique”. “Le Parti libéral du Québec propose un grand projet de société”, a-t-elle déclaré, rappelant que son projet ECO – qui vise à soutenir 100 milliards de dollars d’investissements publics et privés dans l’économie verte – “sera la réponse du Québec à un problème mondial”. “Nous sommes donc prêts à venir en discuter”, a-t-elle déclaré.

Même son de cloche du chef du PQ, Paul Saint-Pierre Plamondon, qui a dit lundi avoir accepté l’invitation des organisations environnementales « avec grand plaisir ». “Ayons un débat rapide sur ce grand défi du 21e siècle”, a-t-il déclaré. Le Parti conservateur d’Eric Duheim, quant à lui, n’avait pas encore répondu à nos questions au moment de la publication.

“On va encore insister”

En entrevue avec La Presse, le PDG d’Équiterre, Colin Thorpe, a déploré lundi que le premier ministre de Lego “n’ait pas profité de l’occasion pour expliquer sa position sur l’urgence climatique”. “Nous sommes heureux de voir la réponse de l’opposition, mais nous sommes également très intéressés de recevoir une réponse positive du chef du parti au pouvoir, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Nous insisterons davantage », a-t-elle déclaré.

Mme Thorpe a déclaré qu'”il n’y a pas assez de temps jusqu’à présent pour aller au fond des choses” sur la crise climatique dans les débats des dirigeants jusqu’à présent. “En 2018, on avait un segment de 16 minutes sur l’environnement dans le débat du consortium et à TVA, il n’y avait pas de segment spécifiquement dédié à la question, même si on en parlait brièvement. Bref, la formule actuelle ne nous permet pas d’aller au fond des choses », a-t-elle dénoncé plus tôt.

En savoir plus

  • 56% Un récent sondage Léger réalisé pour le compte de la coalition Vire au vert auprès de 1004 répondants entre le 27 mai et le 29 mai montre que 56% des Québécois pensent qu’il serait “approprié” d’avoir un débat entre leaders sur la crise. . changement climatique d’être au courant des décisions de chaque parti politique.