Le troisième projet obligataire a suscité des discussions passionnées jeudi midi lors d’un débat des candidats dans la circonscription de Lévis animé par la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lévis.
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Pour le candidat vedette de la Coalition avenir Québec (CAQ), Bernard Drainville, le 3e maillon sera « à bien des égards […] la question des urnes », a-t-il déclaré lors du match qui s’est déroulé au Centre des congrès de Lévis devant une centaine de personnes.
L’ancien journaliste en a profité pour réclamer à nouveau un “mandat fort” pour réaliser le tunnel de 6,5 milliards de dollars que souhaite sa formation politique.
«C’est ce dont les gens me parlent le plus, ils n’en peuvent plus», a-t-il dit, accusant le Parti libéral (PLQ) et le Parti québécois (PQ) de «changer d’idée» alors que chacun propose sa voie, en cette élection, pour relier les deux côtes avec un transport en commun lourd.
La preuve, dit-il, qu’il y a désormais “quatre partis favorables au principe du 3e lien”.
“Tu exagères”
Les attaques – toujours sur un ton respectueux – de ses adversaires ne se sont pas fait attendre.
« Je travaille au Québec. je fais, la manière [entre les deux rives]Monsieur Drenville, et pour être honnête, encore une fois vous exagérez pour faire du show”, a lancé Valérie Cayuet-Guillotto, qui tente de se faire élire pour la quatrième fois sous la bannière de la solidarité.
“Les ponts sont en mauvais état […] nous devons prendre soin de nos infrastructures. Nous n’avons plus de service de ferry logique […] Alors commencez par réparer le toit qui fuit au lieu de penser à construire une piscine olympique dans votre jardin avec des milliards », s’est exclamé le professeur de philosophie qui vit à Levy.
Dans le camp conservateur, l’entrepreneure et ancienne conseillère Karin Laflamme a reproché au gouvernement sortant d’être lent à créer le 3e maillon.
Elle craint qu’un lien central ne fasse que “provoquer plus de congestion”. Elle dit qu’un lien autoroutier passant par l’île d’Orléans, en plus d’être moins cher, serait bon pour l’économie locale et la sécurité des insulaires puisque le territoire serait relié par deux ponts au lieu d’un. urgence.
gestion des achats
Cependant, Mme Laflamme, lors de sa première apparition dans le débat, a eu un moment douloureux lorsqu’elle a offert une réponse confuse lorsque M. Drainville lui a demandé si elle était pour ou contre le système de gestion de l’offre agricole.
«Je vais être très honnête avec vous, je ne connais pas la gestion de l’offre», a admis franchement Mme Laflamme après l’exercice, assurant qu’elle se renseignerait sur ce problème.
«Le tunnel est un faux débat qui nous divise», s’est plaint le gestionnaire et réserviste de l’armée Richard Garon du Parti libéral du Québec (PLQ). Il recommande des mesures plus « immédiates » pour réduire la congestion.
« Au Parti québécois, on appuie le 3e maillon, mais notre propre vision du 3e maillon », s’est défendu l’ingénieur Pierre-Gilles Morel du PQ, qui prône le métro léger.
Dans un autre différend, Bernard Drainville a demandé au candidat de Solidarité si le plan de QS de réduire de 55 % les gaz à effet de serre entraînerait la fermeture de la raffinerie Valero. “Il n’y a pas moyen. C’est absolument faux. Vous êtes de la démagogie, du populisme”, a répliqué Mme Cayuet-Guillot.
“Le populisme de gauche me traite de populiste”, a lui-même répondu M. Drainville à la presse, estimant que sa question était légitime.
Reprise économique
Le débat a permis aux candidats de s’exprimer sur d’autres défis économiques, notamment la main-d’œuvre, la reprise économique et l’innovation.
Un certain consensus s’est dégagé sur l’importance de faciliter l’arrivée et l’intégration des nouveaux arrivants et de favoriser la rétention du personnel par diverses mesures, même si les objectifs d’immigration des pays diffèrent considérablement.
Le maire Gilles Lehouillier, présent à l’événement, s’est réjoui de constater que « Lévis est maintenant considéré comme un pôle, et non plus comme une banlieue ».
Sur la question du troisième lien, « je sens qu’il y a une évolution vers la nécessité d’un nouveau lien entre les deux côtes. Je pouvais le sentir dans les haut-parleurs”, a-t-il déclaré.
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