France

Député accusé de harcèlement : Réactions mitigées au Conseil des ministres

Les ministres de la CAQ sont divisés sur le fait que la députée Marie-Ève ​​​​​​​​Proulx est toujours candidate, malgré la nouvelle plainte formelle de harcèlement psychologique qui a été déposée contre elle.

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“C’est la décision du Premier ministre, je le laisse gérer ce dossier”, a déclaré le ministre de la Santé Christian Dubé lors de son entrée en Conseil des ministres mercredi. Je pense que M. Lego a été très clair. Il attend les résultats du tribunal, alors laissez le Premier ministre s’en occuper.”

Au lieu de cela, d’autres prennent la défense de Marie-Ève​​​​​​​Proulx. « J’ai travaillé avec Marie-Ève ​​et ça s’est bien passé », a déclaré le ministre des Affaires municipales et du Logement, André Laforest.

Pour sa part, Pierre Fitzgibbon a confirmé qu’il ne connaissait ni le dossier ni la plainte, mais que Mme Proulx était « une personne [qu’il] respect”. Il a également convenu que “nous devons faire attention à ces comportements”.

« Je pense que nous sommes dans un monde différent. Je pense que le respect de l’être humain est important et c’est une valeur que nous avons à la CAQ », a déclaré le ministre de l’Économie et de l’Innovation.

Lorsqu’on lui a demandé s’il aimait faire campagne aux côtés de Marie-Yves Proux, Pierre Dufour a pris ses distances avec le député de la Côte-du-Sud. « Marie-Ève ​​Proulx, écoutez, elle a ses propres situations et je fais campagne chez moi », a déclaré le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Plusieurs ministres ont également souligné que le harcèlement psychologique était “inacceptable”.

Le “Journal de Québec” rapportait mardi qu’une nouvelle plainte de harcèlement psychologique avait été déposée contre Mme Proux au Tribunal administratif du travail (TAT) pour des faits survenus après sa destitution comme ministre.

Mardi, le premier ministre François Legault a indiqué qu’il s’était entretenu avec la députée de Côte-du-Sud et qu’il trouvait sa version crédible. Elle a “son entière confiance”.

“Marie-Ève​​​​​​​Proulx m’a dit ceci [la plaignante] il n’y a aucune raison de porter plainte. […] Maintenant, nous attendrons la décision du tribunal”, a-t-il déclaré.

Mme Proulx avait déjà fait l’objet d’une première plainte de harcèlement moral devant le TAT, qui a été réglée hors cour en échange d’une compensation financière versée à même les fonds publics.

Le Journal révélait auparavant que 14 salariés étaient partis en moins de deux ans, dont certains avaient dénoncé le climat toxique, les insultes, le harcèlement et les intimidations.